La Banque africaine de développement (BAD) et l’Égypte ont signé un nouvel accord de financement pour la quatrième phase de l’usine de traitement de l’eau d’Abu Rawash, dans le but d’améliorer les infrastructures essentielles pour la région de Gizeh, au nord du pays, selon un communiqué publié ce mardi 13 mai. Un accord dont le montant n’a pas été divulgué.
Cet accord, signé le 12 mai par Rania Al-Mashat, ministre de la Planification, du Développement économique et de la Coopération internationale, et Akinwumi Adesina, président de la BAD, s’inscrit dans un projet visant à porter la capacité de traitement de l’usine de 1,6 million de mètres cubes par jour à 2 millions de mètres cubes.
La ministre égyptienne a salué l’impact de la Banque Africaine de Développement (BAD) dans le renforcement de la coopération économique avec les institutions financières internationales. Elle a exprimé la volonté du gouvernement égyptien de renforcer cette collaboration pour exploiter de nouveaux mécanismes de financement et promouvoir les investissements locaux et étrangers dans des projets essentiels pour l’avenir du pays.
Les trois premières phases du projet d’Abu Rawash ont permis d’augmenter progressivement la capacité de traitement de l’usine, passant de 1,2 à 1,6 million de m³/jour, tout en modernisant les installations. La troisième phase a introduit un traitement biologique. La quatrième phase vise à atteindre 2 millions de m³/jour avec un traitement secondaire complet.
Le portefeuille de la BAD en Égypte est estimé à 7,8 milliards USD à travers 128 opérations souveraines. Le portefeuille total de coopération non souveraine a dépassé 1,1 milliard de dollars dans 14 opérations du secteur privé.
En 2023, la Banque a fourni au pays une garantie de 345 millions USD pour l’émission des premières obligations durables Panda d’Afrique, d’une valeur de 478 millions USD.
Le projet s’inscrit également dans des programmes stratégiques plus larges, tels que le Nexus of Water, Food, and Energy (NWFE), et bénéficie de la collaboration avec la BAD sur les projets de dessalement basés sur les énergies renouvelables.
