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Cameroun : le gouvernement vent debout contre le change clandestin de devises

Le gouvernement camerounais n’entend plus que des activités clandestines de change de devises se déroulent impunément sur son territoire. Telle est la teneur d’un communiqué rendu public le 8 mai 2025 par le ministre des Finances (Minfi), Louis Paul Motaze. Qui « constate avec une préoccupation croissante que l’activité de change clandestin gagne de l’ampleur…

Louis-Paul Motaze, ministre des Finances du Cameroun.

Le gouvernement camerounais n’entend plus que des activités clandestines de change de devises se déroulent impunément sur son territoire. Telle est la teneur d’un communiqué rendu public le 8 mai 2025 par le ministre des Finances (Minfi), Louis Paul Motaze. Qui « constate avec une préoccupation croissante que l’activité de change clandestin gagne de l’ampleur dans les principales métropoles, notamment à Yaoundé et Douala ».

En effet, il y est fréquent de voir des personnes proposer dans la rue, notamment devant des grandes surfaces, de changer des devises étrangères contre de la monnaie locale. Une pratique qui leste les banques de nombreux clients qui, face aux longues et onéreuses procédures qui s’y déroulent, préfèrent la flexibilité des transactions manuelles aux cours actuels des places financières internationales. D’où le rappel à l’ordre de Louis Paul Motaze qui indique que « cette pratique illégale est menée par des individus qui envahissent les espaces publics et proposent des services de change aux usagers, en dehors de tout cadre réglementaire ».

Et pour cause, soutient le Minfi, la clandestinité des activités de ces vendeurs de devises dans les rues des grandes villes du pays tient de ce qu’aucun d’entre eux ne détient d’agrément pour l’activité de change. En concluant ainsi, l’argentier camerounais « rappelle aux usagers qu’ils s’exposent à des risques multiples : la réception de fausse monnaie, l’implication indirecte dans des activités de blanchiment d’argent ou la participation involontaire au financement du terrorisme ». « Ces pratiques, selon le Minfi, mettent à mal la stabilité économique, nuisent au climat des affaires et ternissent l’image du pays ».

Pour rappel, et le ministre camerounais des Finances l’évoque dans son communiqué du 9 mai 2025, « une disposition réglementaire de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEMAC) interdit formellement l’exercice de l’activité de change sans agrément. Conformément à cette disposition, les contrevenants s’exposent à une amende de 5 millions de FCFA et à la confiscation immédiate des devises concernées ».

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