Coup de théâtre à Abidjan. Alors que les quelque 2 800 participants de l’Africa CEO Forum piaffaient d’impatience en attendant le débat tant annoncé entre les cinq prétendants à la présidence de la Banque africaine de développement (BAD), l’événement a été annulé in extremis.
Le Tchadien Abbas Mahamat Tolli, premier à décliner, n’a pas fait le déplacement à Abidjan. Le Zambien Samuel Munzele Maimbo et la Sud-Africaine Bajabulile “Swazi” Tshabalala, bien présents sur place, ont également renoncé à participer. « Les deux candidats ont décidé de ne pas débattre », a-t-on confié à Financial Afrik.
Parmi les explications évoquées dans les coulisses , la langue du débat aurait posé problème. Prévu majoritairement en français, l’exercice aurait rebuté les deux anglophones peu à l’aise, dit-on, avec la langue de Voltaire. Une version rapidement démentie dans l’entourage de Samuel Maimbo, qui attribue son retrait à une contrainte logistique : un vol programmé à 16 heures. De son côté, Mme Tshabalala s’est abstenue de tout commentaire, préférant garder le silence.
Finalement, seuls Sidi Ould Tah (Mauritanie) et Amadou Hott (Sénégal), tous deux parfaitement bilingues, étaient disposés à prendre part à un débat alternant français et anglais. L’absence de leurs concurrents a conduit à l’annulation pure et simple de l’exercice.
Un rendez-vous manqué, à quelques semaines d’un scrutin décisif pour la gouvernance de la principale institution financière du continent. Les élections ont lieu le 29 mai. 81 pays sont appelés à voter (scrutin secret à double majorité) pour départager les cinq candidats.




