Mardi 15 septembre 2026

Accès Premium FR · EN

Finance africaine — depuis 2013

Cameroun : une entreprise suisse va investir 250 millions USD dans la santé

Au cours d’une audience que lui a accordée le ministre camerounais de la Santé publique, Manaouda Malachie, le président de The Medical Supply Company of Switzerland Ltd (MSCS), entreprise suisse spécialisée dans les équipements hospitaliers et les solutions médicales clé en main, Marco Illy, a présenté un projet de construction, en 4 ans, d’infrastructures sanitaires…

Au cours d’une audience que lui a accordée le ministre camerounais de la Santé publique, Manaouda Malachie, le président de The Medical Supply Company of Switzerland Ltd (MSCS), entreprise suisse spécialisée dans les équipements hospitaliers et les solutions médicales clé en main, Marco Illy, a présenté un projet de construction, en 4 ans, d’infrastructures sanitaires au Cameroun d’un coût global d’environ 153 milliards de FCFA (250 millions USD).

Le package que propose l’entreprise suisse comprend d’abord la livraison dans un délai de huit semaines la première des dix cliniques mobiles qu’elle entend mettre à la disposition du pays dans le cadre de ce projet. Ensuite, elle entend construire des hôpitaux modulaires de 50 lits, sous forme de conteneurs, pour les zones difficiles d’accès à l’énergie électrique. A cela va s’ajouter un hôpital moderne de 350 lits, livré clé en main. MSCS entend mettre à profit ce dispositif pour la prise en charge de 6,5 millions de Camerounais par an. Selon cette entreprise, cet investissement devrait créer environ 12.000 emplois directs.

MSCS promet un service après-vente avec l’assurance d’une maintenance intégrée des formations sanitaires du Cameroun. Elle compte sur son expérience dans le monde avec 71 hôpitaux déjà livrés dont quelques-uns en Afrique centrale, notamment au Congo-Brazzaville.

Pour boucler le financement de ce projet, les autorités camerounaises et leur partenaire étudient trois possibilités que pourraient être « un prêt concessionnel sur 20 ans, un partenariat public-privé (PPP) ou un modèle de type Build-Operate-Transfer (BOT), selon lequel l’État camerounais deviendrait propriétaire des infrastructures à terme ». Le gouvernement camerounais, qui va apprécier le moment venu, se satisfait du choix de ces mécanismes qui cadrent avec les orientations de la Commission nationale de la dette. Au ministère de la Santé publique, les échanges sont maintenus avec l’entreprise suisse pour la faisabilité de ce projet.

Partager :f????in

Financial Afrik Premium

Lisez la finance africaine comme un professionnel

Accès illimité à 30 000 articles, archives 2013-2026, magazine PDF mensuel, alertes mots-clés, base de données dirigeants et newsletters premium.

à partir de 9 € / mois · sans engagement