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L’Ouganda et la Tanzanie en tête de la croissance économique en Afrique de l’Est en 2024

L’Ouganda et la Tanzanie ont enregistré en 2024 des taux de croissance du PIB respectifs de 5,9 % et 5,4 %, se hissant en tête des économies les plus dynamiques de la Communauté d’Afrique de l’Est (CAE), selon un rapport publié le 6 mai 2025 par le Kenya National Bureau of Statistics (KNBS). Cette performance,…

L’Ouganda et la Tanzanie ont enregistré en 2024 des taux de croissance du PIB respectifs de 5,9 % et 5,4 %, se hissant en tête des économies les plus dynamiques de la Communauté d’Afrique de l’Est (CAE), selon un rapport publié le 6 mai 2025 par le Kenya National Bureau of Statistics (KNBS). Cette performance, selon l’agence nationale kényane des statistiques, s’explique par des investissements soutenus dans les infrastructures, une activité industrielle robuste et, dans le cas de l’Ouganda, par des avancées significatives dans le développement du secteur pétrolier.

La croissance moyenne du PIB des cinq principaux membres de la CAE (Kenya, Ouganda, Tanzanie, Rwanda et Burundi) s’est légèrement améliorée, passant de 5,3 % en 2023 à 5,4 % en 2024. Toutefois, ce chiffre masque d’importantes disparités entre les pays.

Le Kenya a vu sa croissance ralentir à 4,7 %, sous l’effet de tensions budgétaires et d’un endettement élevé. Le Rwanda a enregistré une croissance de 7 %, en repli par rapport aux 8,2 % de l’année précédente, tandis que le Burundi a vu son PIB progresser de seulement 2,2 %, contre 2,7 % en 2023.

La République Démocratique du Congo (RDC), bien qu’observateur au sein de la CAE, affiche également un net ralentissement. Son taux de croissance est tombé à 4,7 % en 2024, contre 8,4 % un an plus tôt, en grande partie à cause de la volatilité des cours des matières premières, qui a fortement affecté le secteur minier.

Malgré ces écarts, la dynamique régionale a été soutenue par des performances solides dans les secteurs de l’agriculture, des services et de l’industrie manufacturière, ainsi que par une hausse des investissements directs étrangers. Par ailleurs, la conjoncture mondiale favorable — hausse des prix des produits de base et reprise du tourisme — a permis de maintenir un certain élan de croissance, quoique fragile.

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