Avec 14,7% du volume global des importations, la République Populaire de Chine reste le premier fournisseur du Sénégal en mars 2025, une place prise à la France en 2024. Cette dernière se positionne au deuxième rang (11,5 %), devant le Nigéria (10,8 %), la Russie (5,2 %) et l’Inde (4,4 %), selon les données du Bulletin mensuel des statistiques du commerce extérieur publié par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD).
Selon la même source, les importations du pays ont progressé de 6,2 %, atteignant 539,3 milliards de FCFA en mars 2025, contre 507,6 milliards le mois précédent. A l’inverse, les exportations du Sénégal ont reculé de 30,4 %, s’établissant à 411,6 milliards de FCFA, contre 591,7 milliards de FCFA en février.
La baisse des exportations résulte principalement du recul des ventes à l’étranger de plusieurs produits clés : huiles brutes de pétrole (-53,5 %), acide phosphorique (-40,9 %), ciment hydraulique (-36,6 %), préparations pour soupes, potages, bouillons (-29,0 %) et or non monétaire (-19,1 %).
Cependant, certains produits ont connu une hausse significative, atténuant la baisse globale : phosphates (+81,3 %), zirconium (+30,2 %), titane (+25,5 %) et légumes frais (+22,4 %). Sur une base annuelle, les exportations sénégalaises ont augmenté de 44,1 % par rapport à mars 2024, et leur cumul au premier trimestre 2025 atteint 1 386,1 milliards de FCFA, soit une hausse de 60,2 % comparée à la même période de 2024.
Les principaux produits exportés en mars 2025 sont les huiles brutes de pétrole (141,0 milliards de FCFA), l’or non monétaire (66,8 milliards de FCFA), les produits pétroliers raffinés (44,9 milliards de FCFA), les poissons frais de mer (16,8 milliards de FCFA) et l’acide phosphorique (14,7 milliards de FCFA).
La Chine également à la tête des partenaires à l’exportation
Les principaux partenaires à l’exportation sont la République Populaire de Chine (20,4 %), les Pays-Bas (12,8 %), le Mali (11,5 %) et la Suisse (8,8 %).
Les importations ont progressé grâce à une forte augmentation des achats de produits chimiques organiques et inorganiques (+108,6 %), d’autres machines et appareils (+66,1 %), de riz (+8,6 %) et de produits pharmaceutiques (+6,7 %). En revanche, certains produits ont enregistré un recul, notamment le blé (-53,8 %), les camions et camionnettes (-48,6 %), le matériel d’optique, d’horlogerie et scientifique (-32,5 %) et les métaux communs (-20,3 %).
Par rapport à mars 2024, les importations sont en baisse de 9,2 %, mais le cumul à fin mars 2025 atteint 1 846,6 milliards de FCFA, soit +9,9 % sur un an.
Les principaux produits importés sont : les produits pétroliers raffinés (106,8 milliards de FCFA), les autres machines et appareils (77,6 milliards de FCFA), les huiles brutes de pétrole (52,7 milliards de FCFA), le riz (30,9 milliards de FCFA) et les produits pharmaceutiques (15,9 milliards de FCFA).
Forte détérioration du solde de la balance commerciale
Le solde de la balance commerciale s’est fortement détérioré en mars 2025, passant de +84,0 milliards de FCFA en février à -127,7 milliards. Ce déficit s’explique par une aggravation du solde commercial vis-à-vis du Nigéria (-57,6 milliards de FCFA au mois de mars 2025 contre -6,2 milliards de FCFA le mois précédent), de l’Espagne (-2,6 milliards de FCFA contre 40,5 milliards de FCFA) et de la Grèce (-16,3 milliards de FCFA contre 0,4 milliard de FCFA).
Toutefois, des améliorations sont notées vis-à-vis des Émirats Arabes Unis (-10,2 milliards de FCFA au mois de mars 2025 contre -25,5 milliards de FCFA le mois précédent), de la Thaïlande (-7,7 milliards de FCFA contre -18,4 milliards de FCFA) et de l’Égypte (-5,8 milliards de FCFA contre -14,0 milliards de FCFA), ce qui a limité l’ampleur de cette détérioration.
Le déficit commercial cumulé à fin mars 2025 s’élève à -460,5 milliards de FCFA, contre -814,9 milliards un an plus tôt.
