L’inflation annuelle à la consommation au Ghana a poursuivi sa baisse pour le quatrième mois consécutif, tombant à 21,2 % en avril 2025 contre 22,4 % en mars, atteignant ainsi son niveau le plus bas depuis huit mois. Cette décélération s’explique en grande partie par la récente appréciation du cedi, selon les données publiées ce mercredi 7 mai par le Ghana Statistical Service (GSS).
Malgré cette tendance encourageante, le pays continue de faire face à une inflation bien au-delà de la cible de 8 %, fixée par la Banque du Ghana, avec une marge de tolérance de ±2 points.
Le recul de l’inflation reflète l’effet cumulé d’une politique monétaire rigoureuse adoptée par la Banque centrale et d’un ralentissement de la hausse des prix, notamment dans les secteurs de l’alimentation et des transports.
En mars dernier, le gouverneur de la Banque centrale, Johnson Asiama, avait réaffirmé la nécessité de maintenir une politique monétaire stricte pour contenir l’inflation. Il avait alors annoncé une hausse inattendue des taux directeurs, tout en précisant que ses effets seraient évalués avant la prochaine réunion du comité de politique monétaire.
De son côté, le ministre des Finances, Cassiel Ato Forson, avait indiqué lors de la présentation du budget que des réductions importantes des dépenses publiques étaient prévues pour ramener l’inflation à 11,9 % d’ici la fin de 2025.
Dans un contexte où le pays tente de stabiliser son économie après la crise de la dette et l’accord conclu avec le Fonds monétaire international (FMI), cette décélération de l’inflation constitue un signal positif pour les autorités économiques. Elle pourrait également ouvrir la voie à un ajustement plus souple de la politique monétaire, alors que les entreprises et les ménages ghanéens continuent de faire face à un coût de la vie élevé.
