L’économie du Kenya a enregistré une croissance de 5,1 % en glissement annuel au quatrième trimestre 2024, selon les données publiées ce mardi 6 mai par le Bureau national des statistiques du Kenya (KNBS). Ce chiffre marque un ralentissement par rapport aux 6,1 % enregistrés sur la même période en 2023.
Sur l’ensemble de l’année 2024, le produit intérieur brut (PIB) du pays dirigé par William Ruto a progressé de 4,7 %, contre 5,7 % en 2023, traduisant un léger essoufflement de l’activité économique malgré des performances sectorielles contrastées.
La croissance a été alimentée par plusieurs secteurs dynamiques. L’agriculture, la sylviculture et la pêche ont affiché une progression de 4,6 %, en recul par rapport aux 6,6 % de 2023, mais restent un pilier de l’économie. Le secteur financier et des assurances a enregistré l’une des plus fortes croissances, avec une hausse de 7,6 %, suivie par les transports et l’entreposage (+4,4 %) et l’immobilier (+5,3 %).
À l’inverse, certains secteurs ont pesé sur la dynamique globale. Le secteur de la construction s’est contracté de 0,7 %, après une croissance de 3,0 % l’année précédente. Les activités minières et d’extraction ont connu une baisse marquée de 9,2 %, aggravant la contraction de 6,5 % enregistrée en 2023. Cette tendance reflète notamment la baisse de la production de plusieurs ressources stratégiques, telles que les matériaux de construction, le titane, le sel brut et les pierres précieuses.
Malgré ce ralentissement relatif, le KNBS souligne que la majorité des secteurs ont maintenu une trajectoire de croissance, laissant présager une reprise progressive dans un contexte régional et mondial encore incertain.
