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Le Rwanda en discussions avec les États-Unis pour accueillir des migrants expulsés

Le Rwanda a entamé des pourparlers préliminaires avec les États-Unis en vue d’accueillir certains migrants expulsés du territoire américain. L’information a été confirmée ce dimanche 4 mai par le ministre rwandais des Affaires étrangères, Olivier Nduhungirehe. « Nous n’en sommes encore qu’au tout début des discussions. Il est donc trop tôt pour en préciser les…

Des migrants vénézuéliens expulsés des États-Unis arrivent à l'aéroport Simon Bolivar de Maiquetia, près de Caracas, le 10 février 2025. AP – Ariana Cubillos

Le Rwanda a entamé des pourparlers préliminaires avec les États-Unis en vue d’accueillir certains migrants expulsés du territoire américain. L’information a été confirmée ce dimanche 4 mai par le ministre rwandais des Affaires étrangères, Olivier Nduhungirehe. « Nous n’en sommes encore qu’au tout début des discussions. Il est donc trop tôt pour en préciser les contours », a-t-il déclaré.

Ces discussions s’inscrivent dans le cadre d’un durcissement de la politique migratoire américaine, marqué par une vaste campagne d’expulsions et le gel des programmes de réinstallation des réfugiés depuis le début du second mandat de Donald Trump en janvier dernier. Le mois dernier, le secrétaire d’État américain Marco Rubio avait annoncé que Washington recherchait activement des pays partenaires pour accueillir, selon ses termes, « certains des êtres humains les plus méprisables ».

Le Rwanda, déjà engagé par le passé dans des accords similaires, s’est positionné ces dernières années comme une terre d’accueil alternative pour des migrants refoulés par des pays occidentaux. En 2022, Kigali avait signé un accord avec le Royaume-Uni pour héberger des demandeurs d’asile en attente de traitement. Cet accord a toutefois été abandonné en 2024 après l’arrivée au pouvoir du Premier ministre britannique Keir Starmer, qui avait promis de mettre fin à ce programme controversé.

Malgré l’opposition de plusieurs organisations de défense des droits humains, qui dénoncent des atteintes aux libertés fondamentales au Rwanda, les autorités rwandaises affirment vouloir offrir une « seconde chance » aux migrants. Le gouvernement a également réfuté les accusations du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), qui avait mis en garde contre le risque de refoulement vers les pays d’origine des migrants. Kigali a qualifié ces allégations de « mensongères ».

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