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RDC:  la justice militaire s’apprête à lever l’immunité de l’ancien président Kabila, accusé de crimes de guerre

‎En République démocratique du Congo, une démarche judiciaire est en cours pour permettre la levée de l’immunité de l’ancien président Joseph Kabila, en vue de poursuites pour son implication présumée dans le soutien à l’insurrection du M23 dans l’Est du pays.‎ ‎Le ministre de la Justice, Constant Mutamba, a en effet annoncé ce mercredi 30…

‎En République démocratique du Congo, une démarche judiciaire est en cours pour permettre la levée de l’immunité de l’ancien président Joseph Kabila, en vue de poursuites pour son implication présumée dans le soutien à l’insurrection du M23 dans l’Est du pays.‎

‎Le ministre de la Justice, Constant Mutamba, a en effet annoncé ce mercredi 30 avril que le procureur général de l’armée congolaise a officiellement saisi le Sénat pour qu’il mette fin à l’immunité parlementaire dont bénéficie l’ex-chef d’Etat en tant que sénateur à vie.‎

‎Selon le ministre, les autorités disposent de preuves accablantes impliquant le sénateur dans des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité, ainsi que des massacres de civils et de militaires. Il a déclaré : « Joseph Kabila doit revenir au pays pour répondre de ses actes devant la justice, sous peine d’être jugé par contumace. »‎

‎L’ancien président, aujourd’hui âgé de 53 ans, est accusé de complicité avec les rebelles de l’AFC/M23, un groupe qui a renforcé son emprise sur l’Est du Congo en s’emparant de plusieurs villes majeures depuis janvier dernier. Les chefs d’accusation retenus contre lui incluent crimes de guerre, crimes contre l’humanité, trahison et participation à un mouvement insurrectionnel.‎

‎Face à ces accusations, le gouvernement congolais a suspendu mi-avril les activités du parti politique de Kabila (le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) ) , une décision contestée devant le Conseil d’État.‎

‎Installé principalement en Afrique du Sud depuis 2023, Joseph Kabila n’a pas réagi à ces nouvelles accusations, bien qu’il ait déjà nié par le passé toute implication avec les rebelles. Il avait toutefois exprimé en avril son intention de revenir au Congo pour contribuer à la résolution de la crise dans l’Est du pays.

‎Parallèlement, un accord signé le 25 avril à Washington prévoit que la RDC et le Rwanda s’engagent à préparer un projet d’accord de paix d’ici le 2 mai et à cesser tout soutien militaire aux groupes armés.‎

‎Pour mémoire, Joseph Kabila est devenu président en 2001 à la suite de l’assassinat de son père. Il avait refusé de quitter le pouvoir à l’issue de son mandat en 2016, déclenchant des manifestations meurtrières, avant de se retirer après les élections de 2018 auxquelles il n’était pas candidat.

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