Le Conseil fédéral suisse a soumis au Parlement un projet visant à porter sa contribution au capital appelable de la Banque africaine de développement (BAD) à 1,56 milliard de francs suisses (1,75 milliard USD). Le pays cherche à consolider son engagement en faveur d’une croissance économique durable en Afrique.
« La contribution suisse témoigne de la forte solidarité de notre pays envers l’Afrique, » indique un communiqué officiel du Conseil fédéral publié ce mercredi 30 avril.
Le capital promis par la Confédération est intégralement constitué de capital appelable et ne devrait être mobilisé qu’en cas de circonstances exceptionnelles, une première depuis l’adhésion de la Suisse à l’institution en 1982 en tant que membre non régional.
La décision de la Suisse intervient à la suite de l’abaissement, en mai 2024, de la note de crédit d’un membre non régional de la BAD, qui a incité les gouverneurs de l’institution à convenir d’un renforcement du capital appelable, afin de maintenir la note de crédit triple A de la Banque et garantir sa capacité à mobiliser des ressources en période de turbulence financière.
Représentée de façon permanente au sein du Conseil d’administration de la BAfD, la Suisse entend, à travers ce renforcement de capital, peser davantage sur les grandes orientations de la banque et soutenir des projets structurants à fort impact social et économique sur le continent.
Parmi les pays non régionaux de l’institution panafricaine figurent des puissances comme les États-Unis, Japon, France, Allemagne, et Royaume-Uni, ainsi que des pays comme la Suisse, Canada et Chine.
Ces pays contribuent au capital de la BAD et siègent de manière permanente au Conseil d’administration, ce qui leur permet d’influencer les décisions stratégiques. Leurs contributions, généralement sous forme de capital appelable, garantissent la capacité de la banque à lever des fonds, même en période de crise, tout en assurant sa stabilité financière et la promotion des Objectifs de Développement Durable (ODD) en Afrique.
