Bank Al-Maghrib (BAM) prévoit la création imminente d’un fonds d’acquisition de soutien destiné à encourager les commerçants du Maroc à davantage adopter les paiements électroniques, a annoncé le directeur général de l’institution, Abderrahim Bouazza, en marge d’une manifestation tenue cette semaine à Marrakech.
Ce fonds vise à lever les obstacles à leur adoption, notamment les coûts d’équipement et les réticences techniques qui limitent l’utilisation des paiements numériques dans le commerce de proximité.
« Parmi les actions à court terme pour renforcer l’infrastructure des paiements, BAM compte mettre en place un fonds d’acquisition de soutien pour faciliter l’acceptation des paiements électroniques par les commerçants », a déclaré M. Bouazza.
Selon BAM, l’initiative s’inscrit dans une stratégie plus large visant à moderniser l’infrastructure des paiements. À moyen terme, l’objectif est la mise en place d’une plateforme unifiée de paiement instantané, simplifiant l’expérience utilisateur.
La Banque centrale entend également revoir la tarification des paiements électroniques, notamment par la baisse des commissions d’interchange, tout en envisageant, à terme, de rendre l’usage du cash plus contraignant dans une logique de transition vers une économie plus digitalisée.
« BAM travaille à mettre en place une tarification plus attractive pour les paiements électroniques, à travers la baisse des commissions d’interchange, y compris les cartes bancaires, tout en réfléchissant à rendre l’usage du cash coercitif à moyen terme. Ces actions seront menées dans le cadre d’une stratégie en matière de digitalisation des paiements et de développement de la fintech, qui découle d’un diagnostic rigoureux et approfondi », a ajouté le responsable.
Abderrahim Bouazza a également évoqué la question du cash au Maroc, soulignant que l’introduction d’une monnaie digitale nationale, l’« e-dirham », pourrait répondre à certains défis liés à la prédominance des paiements en espèces.
