Dans le cadre de la diffusion de la cartographie claire et détaillée des risques et opportunités d’investissement de son rapport risque pays, Bloomfield Intelligence, l’outil d’intelligence économique du groupe Bloomfield Investment Corporation, a attribué la notation de 6,3 à la Côte d’Ivoire. Une catégorie de risque faible certes, mais qui souligne une légère baisse de la performance de 20 points de base par rapport à 2024 (6,5).
Selon Stanislas Zézé, PDG du groupe, les finances publiques ont enregistré des améliorations même si le déficit budgétaire est légèrement au-dessus de la norme. La croissance de l’économie est tirée principalement par le secteur tertiaire, le secteur secondaire et le secteur primaire avec un accroissement de l’exportation et de la classe moyenne. Le revenu par habitant a connu, selon M. Zézé, une augmentation avec un revenu de 5000 dollars/hbts.
Il explique que les perspectives de croissance sont optimistes, mais l’industrialisation reste limitée. Le patron de Bloomfield préconise par ailleurs un renforcement des compétences techniques et une amélioration de la bonne gouvernance. Stanislas Zézé observe une vulnérabilité de l’agriculture due au changement climatique et les maladies végétales, une surexploitation de la pêche illégale.
A en croire le PDG du groupe Bloomfield, le stock de la dette a connu une légère augmentation. Passant de 57% du PIB à 59%. Et le service de la dette absorbe quant à lui 84% des recettes.
Prenant part à la cérémonie de présentation organisée ce mardi 15 avril en Côte d’Ivoire, Sébastien Kadio Morokro, directeur général de Petro Ivoire, a recentré le rôle et l’importance des champions nationaux, à travers une conférence sur le thème « les champions nationaux dans le contrôle de l’économie domestique ivoirienne ».
Pour lui, ils permettent de garder le contrôle des secteurs stratégiques de l’industrie et d’avoir une résilience externe face aux chocs externes. Ils assurent la souveraineté des pays et sont des créateurs de richesse. Et de prendre l’exemple des grands groupes marocains qui ont bénéficié d’un appui staté du gouvernement. « Ces grands groupes accompagnent aujourd’hui la diplomatie », se justifie Kadio Morokro. Sans oublier d’ajouter le modèle rwandais et de l’Afrique du Sud. Le DG de Petro Ivoire soutient que le développement des champions nationaux n’est pas un luxe, mais une nécessité impérieuse.
