Le Parti des peuples africains de Côte d’Ivoire (PPA-CI) et le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) ont annoncé, ce vendredi 11 avril, la suspension de leur participation aux activités de la Commission électorale indépendante (CEI).
Pour le PPACI de notamment son président, l’ancien président Laurent Gbagbo, la CEI viole ses propres textes pour satisfaire les intérêts du pouvoir en écartant les leaders de l’opposition de la course présidentielle. Dans un communiqué diffusé ce vendredi, il accuse la CEI de vouloir refuser « d’auditer la liste électorale gangrénée d’irrégularités massives ». Son représentant au sein de la Commission électorale, Demba Traoré, a confirmé son retrait de l’institution.
Même son de cloche chez le plus vieux parti de Côte d’Ivoire, le PDCI de Tidjane Thiam. Par le biais de son porte-parole Soumaila Bredoumy, elle demande l’instauration d’un dialogue politique en vue de permettre « l’organisation d’élections inclusive Crédible et transparente ». Mieux, elle déplore l’arrêt de la révision et l’inscription des populations sur la liste au moment où régnait un engouement au niveau des jeunes. Le parti a également dénoncé des irrégularités sur la liste électorale de la CEI
« Le refus systématique du gouvernement de faire droit aux requêtes des partis de l’opposition et des organisations de la société civile pour un dialogue politique permettant d’absorber les questions relatives au processus électoral, notamment sur la CEI » est l’une des causes de la suspension du PDCI de toutes les instances de la CEI. A en croire M. Brédoumy, les exigences évoquées sont des conditions essentielles à l’organisation d’un scrutin transparent et paisible.
