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C’EST LE MOMENT D’ACHETER » : un délit d’initiés signé Donald Trump ?

Mercredi matin, 9h32 à Wall Street. Les écrans clignotent rouge, les indices plongent… puis, soudain, un post laconique surgit sur Truth Social, la plateforme de Donald Trump : « C’EST LE MOMENT D’ACHETER ». Trois heures plus tard, le président suspend temporairement des droits de douane. Le Dow Jones s’envole de 7,87 %, sa plus…

Mercredi matin, 9h32 à Wall Street. Les écrans clignotent rouge, les indices plongent… puis, soudain, un post laconique surgit sur Truth Social, la plateforme de Donald Trump : « C’EST LE MOMENT D’ACHETER ». Trois heures plus tard, le président suspend temporairement des droits de douane. Le Dow Jones s’envole de 7,87 %, sa plus forte hausse depuis 2008. Le Nasdaq explose de 12,16 %, du jamais-vu depuis l’éclatement de la bulle Internet en 2001. L’euphorie est totale. Mais une question s’impose : qui savait ?

Manipulation de marché ou simple flair présidentiel ?
« Le président des États-Unis participe littéralement à la plus grande manipulation de marché au monde », ont accusé les démocrates de la commission des services financiers de la Chambre. Le sénateur Adam Schiff, jamais avare de sarcasmes, interpelle : « Les proches de Donald Trump profitent-ils illégalement de ces énormes fluctuations du marché par le biais de délits d’initiés ? Le Congrès doit savoir. »

Dans le collimateur : la chronologie. Le message présidentiel, diffusé avant toute annonce officielle, a permis à ceux « bien informés » de se positionner avant le rallye boursier. L’action de Trump Media & Technology Group (DJT), cotée en bourse, bondit de 21,67 %. L’acronyme DJT, clin d’œil ou code implicite ?

Des amis très bien placés
Ce mercredi, Trump reçoit dans le Bureau ovale un certain Charles Schwab, fondateur du célèbre gestionnaire d’actifs. La scène est immortalisée par sa conseillère en communication, Margo Martin. Trump plaisante devant des pilotes de Nascar : « Il a gagné 2,5 milliards de dollars aujourd’hui ! »

Et ce n’est pas tout. Selon des fuites relayées dans la presse américaine, la trumpiste Marjorie Taylor Greene aurait acquis, peu avant le tweet présidentiel, des actions chez Apple et Amazon. La coïncidence intrigue. D’autant que certains noms bien connus des marchés gravitent autour du président :

  • Howard Lutnick, secrétaire au Commerce et ex-PDG de Cantor Fitzgerald,
  • Scott Bessent, secrétaire au Trésor, ancien de Soros Fund Management,
  • Linda McMahon, secrétaire à l’Éducation et ex-CEO de la WWE,
  • Et bien sûr, Elon Musk, pilier du cercle rapproché, impliqué dans le « démantèlement de la bureaucratie fédérale ».

Rassurer ou influencer ?
Face aux critiques, la Maison Blanche se défend. Kush Desai, son porte-parole, affirme : « Il est de la responsabilité du président de rassurer les marchés et les Américains. » Une ligne de défense peu convaincante pour les élus démocrates qui réclament une enquête parlementaire.

Et si Trump avait juste eu raison ?
Peut-être. Après tout, il a déjà montré un certain flair pour les marchés. Mais lorsque le président des États-Unis, entouré de milliardaires et de dirigeants de fonds, tweete « Achetez » et que Wall Street explose quelques heures plus tard, la frontière entre instinct économique et délit d’initié devient floue

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