L’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (OAPI) veut garantir, aux acteurs du secteur agricole, un accès à des semences et variétés végétales de haute qualité, en assurant un matériel végétal fiable, bien documenté et protégé par un système efficace de protection des variétés végétales. C’est dans ce cadre qu’elle a organisé des travaux de concertation, du 8 au 10 avril 2025 à Abidjan, avec les experts de l’Office communautaire des variétés végétales (OCVV) pour permettre le partage des connaissances, d’harmoniser les méthodologies et de renforcer la coopération en matière de protection des variétés végétales
« Nous avons eu, dans le cadre une activité précédente, à mener des travaux par l’intermédiaire de 4 consultants sur les 4 centres de recherche agronomiques de l’espace OAPI, afin de voir la situation des collections de références existant au niveau de ces centres. Nous avons aidé le personnel de ces centres à voir comment mettre les collections de référence en place et nous avons rédigé pour eux des manuels de procédures pour permettre de mettre en place ces collections de référence. Une fois ce manuel rédigé, il fallait mettre ensemble tout le staff de ces centres d’examen et de recherche pour partager les meilleure pratique aux outils de gestion de ces bases », a dit Hamidou Koné, travaillant pour le Projet de coopération en propriété intellectuelle (AfrIPI).
Les centres de recherche agronomique en questions sont le Centre National de Recherche Agronomique (CNRA) de la Côte d’Ivoire, l’Institut de l’Environnement et de Recherches Agricoles (INERA) du Burkina Faso, l’Institut de Recherche Agricole pour le Développement (IRAD) du Cameroun et l’Institut Sénégalais de Recherches Agricoles (ISRA)
Il convient de relever que l’accès à des semences de qualité constitue un challenge primordial pour les États membres de l’OAPI, impactant la production et la chaîne de valeur agricole. Dans cette perspective, l’OAPI a mis en place un système de protection des obtentions végétales en 2002, conformément à l’Annexe X de l’Accord de Bangui, entré en vigueur en 2006. Les variétés végétales protégées doivent être nouvelles, distinctes, homogènes, stables et officiellement dénommées.
