La Somalie a signé un accord d’allègement de dette d’un montant de 306,5 millions USD avec le Fonds monétaire arabe (FMA), lors d’une cérémonie organisée le mercredi 9 avril au Koweït.
Cet accord prévoit la restructuration de la dette somalienne envers le FMA, et constitue une avancée importante dans la mise en œuvre des réformes économiques du pays ainsi que dans son réengagement avec les institutions financières internationales, selon un communiqué conjoint du FMA et du ministère somalien des Finances.
Ce développement survient un an après que la Somalie a obtenu l’annulation de 99 % de sa dette envers les membres du Club de Paris, marquant une étape décisive dans ses efforts pour réintégrer pleinement le système financier mondial, après des décennies de conflits.
Le ministre somalien des Finances, Bihi Iman Egeh, qui dirigeait la délégation présente au Koweït, a souligné que cet accord joue un rôle clé dans la stabilisation économique du pays et dans le renforcement des liens avec les grandes institutions financières régionales.
« Cet accord est fondamental pour nos efforts plus larges d’allègement de la dette et ouvre la voie à un réengagement plus profond avec les institutions financières arabes et multilatérales », a-t-il déclaré.
Il a ajouté que cette avancée contribue directement aux objectifs de développement durable de la Somalie et à sa croissance économique à long terme.
Ces progrès s’inscrivent dans le cadre du programme de réformes économiques de la Somalie qui, après des décennies de guerre civile, s’engage sur la voie d’une reprise budgétaire, appuyée par des politiques macroéconomiques rigoureuses et des réformes institutionnelles soutenues par les partenaires internationaux.
Selon le Fonds monétaire international (FMI), la dette publique de la Somalie représentait environ 32 % du PIB à la fin de 2024, contre près de 100 % avant les allègements consentis dans le cadre de l’Initiative en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE). La croissance économique devrait atteindre 3,6 % en 2025, portée principalement par les secteurs des services et de la construction.
