Les ministres des Affaires étrangères de l’Alliance des États du Sahel (AES) ont été reçus, ce jeudi 3 avril, par leur homologue russe Sergueï Lavrov, en présence de Yunus Bek Yevkurov, le vice-ministre russe de la Défense à Moscou. Une mission que les 3 émissaires des dirigeants de la nouvelle confédération formée par le Mali, le Burkina Faso et le Niger considèrent comme une nouvelle étape dans la structuration de leur relation avec la Russie.
« Un évènement historique (…) qui marque un tournant », a commenté le ministre nigérien des Affaires étrangères Bakary Yaou Sangaré. Qui ajoute qu’avoir Moscou à leurs côtés pour lutter contre le jihadisme « compte beaucoup » pour les trois pays sahéliens dirigés par des militaires.
« La Russie était un allié de la Confédération des États du Sahel, avec laquelle elle partage une vision commune dans un certain nombre de domaines. Donc, il s’agit pour nous d’une première consultation politique avec un partenaire à l’extérieur de la Confédération des États du Sahel. Ce qui signifie que nous partageons beaucoup de valeurs communes que vous avez déjà déclinées et aussi que, plus qu’un partenaire, la Russie est aujourd’hui un allié sincère, mais un allié constant qui a toujours été aux côtés de nos pays depuis leur indépendance respective, mais aussi notre présence aujourd’hui aussi à Moscou », a déclaré le ministre malien des Affaires étrangères Abdoulaye Diop.
« C’est le témoignage du fait que la Russie ait été le premier pays à reconnaître la Confédération des États du Sahel presque une semaine après sa création. Nous avons été aussi heureux d’accueillir dans notre région une visite de trois pays par le vice-ministre russe des Affaires étrangères, qui a été aussi un moment extrêmement important d’engager un dialogue politique sur des questions de sécurité comme sur les questions de développement », a-t-il précisé.
Pour sa part, le chef de la diplomatie russe a fait savoir que la « coopération » entre les deux parties « dans le domaine militaire s’intensifie », sans d’autres précisions.
Outre l’aspect sécuritaire, cette mission de 48 heures dénommée « première session des consultations Alliance des États du Sahel (AES) – Russie » a également, à son menu, le volet de la coopération économique.




