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La RDC s’attend à un ralentissement de la croissance en 2025

La République Démocratique du Congo devrait connaître un ralentissement de la croissance de son PIB, estimée à 5,1 % en 2025, contre 6,7 % en 2024. Dernières données officielles communiquées le 27 mars dernier à Kinshasa par le Secrétariat technique du Comité Permanent de Cadrage Macroéconomique (CPCM). Ce ralentissement s’explique principalement par la performance moins…

La République Démocratique du Congo devrait connaître un ralentissement de la croissance de son PIB, estimée à 5,1 % en 2025, contre 6,7 % en 2024. Dernières données officielles communiquées le 27 mars dernier à Kinshasa par le Secrétariat technique du Comité Permanent de Cadrage Macroéconomique (CPCM). 

Ce ralentissement s’explique principalement par la performance moins dynamique du secteur minier, pilier traditionnel de l’économie nationale. Les industries extractives devraient en effet voir leur croissance chuter à 7,1% en 2025, après avoir atteint 12,5% en 2024, en raison notamment du manque de nouveaux grands projets miniers.

Cependant, l’économie congolaise montre des signes encourageants de diversification, avec une croissance du PIB hors mines attendue à 3,8% en 2025, contre 3,1% en 2024.

Plusieurs secteurs porteurs soutiennent cette résilience économique. Le Bâtiment et Travaux Publics (BTP) devrait progresser de 5,2%, bénéficiant d’importants investissements publics et privés dans les infrastructures.

Les secteurs de l’électricité, de l’eau et du gaz affichent une croissance projetée de 2,9%, grâce aux efforts de modernisation des réseaux énergétiques. Les services marchands, quant à eux, devraient connaître une reprise à 3,8%, tirés par le développement du commerce et des services numériques.

À moyen terme (2026-2029), les projections indiquent une stabilisation de la croissance globale autour de 4,9%, marquant une phase d’ajustement structurel. Durant cette période, le PIB hors mines pourrait accélérer pour atteindre une croissance moyenne de 6,6%, confirmant la transformation progressive du tissu économique congolais. Cette évolution s’inscrit dans la stratégie gouvernementale visant à réduire la dépendance aux industries extractives.

Trois secteurs clés émergent comme moteurs de cette diversification économique.

Le BTP et les infrastructures bénéficient d’investissements massifs dans les routes, les logements sociaux et les équipements énergétiques. Le secteur de l’énergie connaît une modernisation importante de ses réseaux, essentielle pour soutenir l’industrialisation.  Enfin, le numérique et les services marchands profitent de l’expansion des télécommunications et du commerce électronique.

Pour consolider ces tendances positives, les autorités devront maintenir un cadre macroéconomique stable, encourager les investissements productifs et accélérer les réformes structurelles. Le développement des infrastructures et l’adoption de nouvelles technologies apparaissent comme des leviers essentiels pour assurer une croissance durable et plus diversifiée de l’économie congolaise dans les années à venir.

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