En janvier 2025, le besoin de liquidité des banques du Maroc s’est allégé à 125,5 milliards de dirhams (12,550 milliards de dollars) en moyenne hebdomadaire, après 136 milliards de dirhams (13,600 milliards de dollars) un mois auparavant, selon les données de Bank Al-Maghrib, la Banque Centrale marocaine basée à Rabat.
<<Ainsi, Bank Al-Maghrib a ramené le volume global de ses injections à 140,2 milliards, dont 57,2 milliards sous forme d’avances à 7 jours, 50,3 milliards à travers les opérations de pension livrée à 1 et 3 mois et 32,7 milliards destinés au refinancement via les prêts garantis à long terme>>ajoute l’institut d’émission marocain.
Sur le marché interbancaire, le volume quotidien moyen des échanges s’est établi à 2,9 milliards de dirhams et le taux moyen pondéré à 2,50% en moyenne, en relation avec la décision du Conseil de la Banque, prise lors de sa réunion du 17 décembre 2024, de réduire le taux directeur de 25 points de base (pb).
Sur le marché des bons du Trésor, les taux ont connu, en janvier 2025, de légères baisses aussi bien sur le compartiment primaire que secondaire.
Pour ce qui est des taux créditeurs, BAM souligne que ceux assortissant les dépôts à 6 mois sont restés quasi-stables à 2,33% en décembre 2024 alors que ceux à un an ont connu une hausse de 26 pb à 3%. Concernant les taux débiteurs, les résultats de l’enquête de BAM auprès des banques relatifs au quatrième trimestre 2024 indiquent une diminution de 13 pb du taux moyen global à 5,08%. Par secteur institutionnel, les taux assortissant les crédits aux entreprises ont baissé de 12 pb à 5%, avec des replis de 50 pb à 5,18% pour les prêts à la promotion immobilière, de 26 pb à 4,98% pour les crédits à l’équipement et de 7 pb à près de 5% pour les facilités de trésorerie. Par taille d’entreprises, les taux appliqués aux grandes entreprises et aux TPME ont accusé des reculs respectifs de 6 pb et 4 pb se situant ainsi à 5,08% et 5,70%. De même, les taux appliqués aux crédits aux particuliers ressortent en recul de 12 pb à 5,79%, recouvrant une diminution de 7 pb à 6,99% pour les prêts à la consommation et une quasi-stabilité à 4,75% de ceux à l’habitat.
S’agissant de la masse monétaire, l’agrégat M3 a enregistré une progression annuelle de 7,9% en décembre 2024. Par principales composantes, la circulation fiduciaire s’est accrue de 5,2% et les dépôts à vue auprès des banques de 11,5%, avec des hausses de 10,3% des dépôts des ménages et de 15,9% de ceux des entreprises privées. De même, les titres d’OPCVM monétaires ont connu une augmentation de 19,1%, les dépôts à terme ont enregistré une hausse de 3,4%, reflétant des accroissements de ceux du secteur public et des sociétés non financières privées de 54,1% et 8,9% respectivement, et les dépôts en devises ont progressé de 7,9%.
Par source de création monétaire, le crédit bancaire s’est accru de 4,6% en décembre 2024, avec des augmentations de 14,5% de celui destiné au secteur financier et de 2,6% des prêts au secteur non financier. <<Selon le secteur institutionnel, notent les services de BAM, les crédits aux ménages ont augmenté de 1,7%, avec des progressions de 1,7% pour les prêts à l’habitat et de 1,4% pour ceux à la consommation.>>
Concernant les concours aux entreprises publiques, ils ont enregistré une hausse de 7,3%, résultat de celle de 30,9% des facilités de trésorerie et d’un recul de 10,4% des prêts destinés à l’équipement.
S’agissant des crédits des entreprises privées, ils ont progressé de 0,7% avec un accroissement de 10,7% des prêts à l’équipement et une baisse de 3,9% des facilités de trésorerie. Quant aux créances en souffrance, elles se sont accrues de 2,5%, reflétant des accroissements de 5,9% pour les ménages et une quasi-stabilité pour les entreprises non financières privées. Leur ratio à l’encours du crédit bancaire s’est établi à 8,3% globalement, à 10,4% pour les ménages et à 12,5% pour les entreprises non financières privées.
