La Côte d’Ivoire a obtenu, mardi 18 mars, la notation 5,7 de Bloomfield intelligence, l’outil d’intelligence économique de Bloomfield Investment Corporation, dans la résilience contre l’impact du changement climatique sur l’économie en 2025.
Bloomfield Intelligence a porté sa notation à partir de quatre indicateurs clés. La gouvernance où le pays a obtenu la note de 6,1 avec une perspective de 6,3. Et l’agence soutient que l’engagement gouvernemental et les partenariats internationaux offrent des perspectives prometteuses pour renforcer la résilience et construire un avenir durable. Ensuite, le cadre réglementaire soutenu par une note également de 6,2 et juridique ; la structure du secteur doté d’une note de 5,5 ; les performances économiques, avec une note de 5,2, car, selon l’agence de notation, la Côte d’Ivoire subit de multiples impacts liés au changement climatique qui affecte l’environnement que les conditions socioéconomique du pays.
Au cours d’une table ronde, autour du thème : « Impact des changements climatiques sur l’économie ivoirienne», qui a suivi la présentation des résultats de la Côte d’Ivoire en matière de résilience climatique, le ministre de l’Environnement, du Développement durable et de la Transition écologique, Jacques Assahoré Konan, soutient que la transition écologique représente une formidable opportunité pour bâtir une économie plus résiliente, plus compétitive et plus inclusive.
A l’en croire, le changement climatique pourrait entraîner une perte potentielle de 13 % du Pib d’ici à 2050 et faire basculer plus de 1,6 million de personnes dans la pauvreté. Il a également évoqué l’érosion côtière qui devrait s’accélérer, mettant en péril 60 % du littoral et menaçant nos infrastructures et les communautés qui vivent le long des côtes.
Pour Stanislas Zézé, PDG de Bloomfiel Investment Corporation, le rapport est un outil stratégique qui propose une cartographie dynamique des risques propres à un secteur donné. Le rapport sectoriel, lui, permet d’anticiper les évolutions sectorielles et facilite une prise de décision stratégique éclairée. Concernant la table ronde, l’objectif principal, selon lui, est d’examiner les répercussions du changement climatique sur l’économie et d’identifier les stratégies d’adaptation et d’atténuation. « Ce débat stratégique permettra d’analyser les défis liés à la transition écologique, d’évaluer les meilleures pratiques internationales et de formuler des recommandations concrètes pour une économie plus résiliente et durable », dira-t-il.
