L’Afrique du Sud prévoit de conclure un accord avec l’unité locale d’ArcelorMittal pour garantir la continuité de l’activité de ses aciéries essentielles pour l’économie du pays. Le soutien initial, d’environ 500 millions de rands (28 millions USD), vise à assurer les salaires des métallurgistes pour une période de six à huit mois, selon les informations relayées par l’agence Bloomberg. Ce soutien devrait garantir une stabilité pour les employés et éviter des perturbations dans la production.
En outre, un financement relais par la société d’État Industrial Development Corp. (IDC) est en discussion, ce qui pourrait conduire à une augmentation de sa participation dans ArcelorMtital South Africa, passant de 8,2 % à un niveau plus élevé, renforçant ainsi l’implication de l’État dans la gestion du géant de la sidérurgie
Selon ArcelorMittal SA et le gouvernement sud-africain, cette injection de fonds permettra de stabiliser les opérations et d’éviter une fermeture de certaines installations, ce qui pourrait avoir des conséquences négatives sur l’économie locale, notamment dans les régions où les usines d’acier jouent un rôle central.
Cette initiative survient après que, en janvier, ArcelorMittal a annoncé sa décision de suspendre la production de produits sidérurgiques de longue durée à ses sites de Newcastle et Vereeniging, une décision qui pourrait affecter environ 3 500 emplois directs et indirects. En réponse à cette crise, la société cherche à lever environ 3 milliards de rands pour maintenir ses usines en activité pendant encore 12 mois, tout en constituant des stocks de produits sidérurgiques pour des clients clés, dont les constructeurs automobiles Volkswagen AG et Isuzu Motors Ltd.
L’industrie sidérurgique sud-africaine est principalement dominée par ArcelorMittal South Africa, cette industrie fait face à des défis tels que des coûts de production élevés, la concurrence internationale, et des tensions liées aux prix des matières premières.
