En marge des discussions avec des partenaires financiers et techniques tenues dans les locaux de l’ambassade de la Côte d’Ivoire à Washington le 17 mars 2025, le ministre ivoirien du Pétrole et de l’Energie, Mamadou Sangafowa, a évoqué la création d’une nouvelle raffinerie. « La Côte d’Ivoire veut bâtir une véritable économie autour de ses ressources extractives », dit-il.
Dans un contexte où les grandes entreprises internationales du secteur pétrolier, ainsi que les acteurs régionaux, se battent pour accéder aux marchés et proposer des produits plus compétitifs, la première Société ivoirienne de Raffinage (SIR), et la deuxième en Afrique après l’Afrique du Sud, a été confrontée aux défis de modernisation, de diversification de ses activités et de durabilité.
L’entreprise jouait un rôle essentiel dans le secteur pétrolier ivoirien. Mais, fait face à plusieurs défis qui peuvent nuire à son efficacité et à sa compétitivité. Dont la dépendance au pétrole brut importé des marchés mondiaux du pétrole expose l’entreprise aux fluctuations des prix du pétrole, ce qui peut affecter sa rentabilité et la stabilité de ses coûts de production. Une partie de son équipement et de ses installations commence à vieillir. Il existe des besoins continus en matière de maintenance et de modernisation. La concurrence croissant du secteur pétrolier en Côte d’Ivoire et dans la région ainsi que les problèmes de gouvernance, notamment en matière de gestion des ressources humaines, des finances, et de la prise de décisions stratégiques.
Mamadou Sangafowa affirme que la Côte d’Ivoire veut éviter de se lancer dans l’exploitation sans garantie, sans assurance de ce que l’exploitation profitera aux populations et à l’État par l’engagement de valeur ajoutée.
