Selon un communiqué du ministère camerounais des Finances (Minfi) rendu public le 12 mars 2025, depuis juillet 2021 que le Cameroun a conclu avec le Fonds monétaire international (FMI) son Programme économique et financier du Cameroun (PEF) 2021-2025, appuyé par la Facilité élargie de crédit (FEC) et le Mécanisme élargi de crédit (Medc), le conseil d’administration de cette institution financière mondiale a déjà approuvé un total de décaissements de 500 milliards de FCFA (812 millions USD) au profit de ce pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC).
Ce montant vient d’être atteint à la faveur de la mise à disposition de 73 milliards de FCFA (près de 120 millions USD) consécutive à l’approbation, par le Conseil d’administration du FMI, de la septième revue du PEF 2021-2025 et de la deuxième revue de l’accord soutenu par la Facilité pour la résilience et la durabilité (FRD).
Selon le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, qui signe le communiqué évoqué supra, « le gouvernement entend utiliser ces fonds pour financer ses besoins de balance des paiements, aider à reconstituer les réserves de change de la CEMAC et soutenir la mise en œuvre des réformes économiques audacieuses ». L’octroi de cette manne financière intervient dans un contexte où le FMI estime qu’en attendant la poursuite de la mise en œuvre des réformes et du maintien de conditions extérieures favorables, « les prévisions de croissance restent inchangées à environ 4% en 2024 et augmentent progressivement à environ 4,5% à moyen terme. L’inflation devrait tomber à 4,4% d’ici la fin de 2024 et atteindre progressivement le critère de convergence de 3% de la CEMAC d’ici 2026 ».
Côté gouvernement camerounais, l’on indique dans le communiqué du Minfi que « les perspectives budgétaires pour 2024 sont positives, avec un objectif de déficit primaire non pétrolier de 2% du Produit intérieur brut (PIB), en amélioration par rapport aux 2,5% du PIB de l’année dernière (et aux 3,9% du PIB en 2022). Au premier semestre 2024, les recettes non pétrolières ont augmenté de 5%, grâce aux bons résultats de l’impôt sur les sociétés et des impôts indirects. Les dépenses inférieures aux attentes sont dues à des retards dans les projets d’investissement, une difficulté récurrente qui pèse sur les perspectives de croissance ».
Pour rappel, les accords de la FEC et du Medc, des accords ont été approuvés par le Conseil d’administration du FMI en juillet 2021 pour un montant total initial de 425 milliards de FCFA (689,5 millions USD). En décembre 2023, ces accords ont été prorogés de 12 mois et pour un montant de 90 milliards de FCFA (148 millions USD) afin de laisser plus de temps à la mise en œuvre des politiques et réformes. Par ailleurs, en ce qui concerne la FRD, le FMI a approuvé une rallonge de 18 mois et de 193 milliards de FCFA (183,4 millions USD).
