D’abord silencieuse, BP a finalement reconnu vendredi la découverte et l’arrêt d’une bulle de gaz sous-marine sur un puits au large de la Mauritanie et du Sénégal. Dans un communiqué , le géant britannique du pétrole et du gaz a révélé que des bulles de gaz sous-marines à faible débit avaient été détectées dès le 19 février sur le puits Greater Tortue Ahmeyim.
Toutefois, ce n’est que mercredi qu’un capuchon d’arbre a été installé, stoppant l’émission des bulles à 15h12 UTC. Après avoir minimisé l’incident, BP affirme désormais poursuivre les tests, la surveillance et les inspections visuelles afin de limiter les risques de fuite sur un site qui, malgré cet événement, est resté opérationnel. L’entreprise souligne que l’impact environnemental de la fuite est « actuellement évalué comme négligeable ».
A noter que Greenpeace est monté au créneau dans un communiqué du 13 mars, demandant à BP de « publier immédiatement des données indépendantes sur l’ampleur réelle de cette fuite et les mesures mises en place pour y remédier ».
Entré en production le 31 décembre 2024 après plusieurs reports, le projet Greater Tortue Ahmeyim (GTA) est un méga-projet gazier offshore développé par BP, en partenariat avec Kosmos Energy, Petrosen (Sénégal) et SMHPM (Mauritanie). Situé à la frontière maritime entre la Mauritanie et le Sénégal, ce projet vise à exploiter l’un des plus vastes gisements de gaz naturel de la région, découvert en 2015