La Côte d’Ivoire, dans le cadre de la transformation numérique de son administration publique, a obtenu la note de 6,3 avec un risque faible, selon les résultats d’analyse de Bloomfield Intelligence, l’outil d’intelligence économique de Bloomfield Investment Corporation. Ces résultats ont été présentés au ministre de la Transition numérique et de la Digitalisation, Ibrahim Kalil Konaté, ce mercredi 12 mars, lors d’une table ronde sur l’intelligence économique autour du thème : « Comment améliorer la gouvernance dans l’administration publique grâce à la transformation numérique ? »
L’économiste en chef de Bloomfield, Dr Marius Achi, auteur de l’étude, a souligné que l’indice de gouvernance mondiale classe la Côte d’Ivoire dans la catégorie élevée. Selon lui, 23 ministères sur 33 sont engagés dans le processus de digitalisation.
L’indice de gouvernance électronique de la Côte d’Ivoire a progressé en 2024, porté par le programme e-Gouv et le renforcement des infrastructures numériques. L’étude de Bloomfield Intelligence met en avant la volonté renforcée des autorités ivoiriennes de promouvoir le numérique à travers la mise en œuvre de stratégies nationales dédiées au développement numérique, à l’innovation, à l’intelligence artificielle et à la cybersécurité. Elle souligne également la mise en place d’un instrument de pointe dédié à la cybersécurité (ANSSI), ainsi que l’adoption d’outils visant à améliorer l’efficacité des services publics, notamment par l’accroissement des recettes et la réduction du temps de traitement des procédures administratives.
Selon les conclusions de l’étude, la transition numérique a permis à la Côte d’Ivoire d’enregistrer une croissance de 10 % entre 2022 et 2023. Cette transformation s’accompagne d’un changement dans le comportement des ménages, d’un approfondissement de l’inclusion financière et d’une démocratisation de l’accès au numérique.
Pour le ministre de la Transition numérique et de la Digitalisation, Ibrahim Kalil Konaté, l’une des grandes promesses du numérique est sa capacité à réduire les déperditions. « Il est important pour nos États de s’inscrire dans cette dynamique afin de ne pas rater le train de la digitalisation… L’État pourrait gagner 6 à 7 % de croissance du PIB si nous parvenons à digitaliser complètement notre administration », a-t-il déclaré.
La table ronde qui a suivi la présentation de l’étude a permis aux acteurs des secteurs public et privé d’évaluer les outils administratifs en place et d’identifier les aspects à améliorer pour renforcer la compétitivité de l’administration ivoirienne. Parmi les principales recommandations figurent la digitalisation des décisions de justice, l’implication des opérateurs privés dans les décisions liées à la transformation numérique et le suivi des textes et réglementations soutenant la volonté politique en faveur de la digitalisation.
