Les prix à la consommation au Togo ont enregistré une hausse de 2,2% au mois de janvier 2025 comparés au mois de janvier 2024, selon les données de l’Institut National de la Statistique et des Études Économiques et Démographiques (INSEED) basé à Lomé.
Selon l’INSEED, cette variation s’explique par l’effet de la hausse observée au niveau de l’indice des divisions de consommation Produits alimentaires et boissons non alcoolisées (+9,1%), Logement, eau, électricité, gaz et autres combustibles (+1,0%), Santé (+0,6%), Soins personnels, protection sociale et biens divers (+0,5%) et Boissons alcoolisées, tabac et stupéfiants (+2,9%).
Toutefois, la hausse a été amortie par la baisse des indices des divisions de consommation Transport (-1,5%), Loisirs, sport et culture (-4,3%), Vêtements et chaussures (-1,1%), Restaurants et services d’hébergement (-0,5%) et Services d’enseignement (-1,8%). <<Du point de vue des nomenclatures secondaires et par rapport à l’état des produits, note l’INSEED, la hausse du niveau général des prix en glissement annuel est à mettre à l’actif de l’augmentation des prix des Produits frais (+7,6%) et des produits Hors Energie et Produits frais (+0,3%).>> Au regard de la provenance, cette variation annuelle s’explique par l’augmentation de prix des produits locaux (+3,2%) ralentie par la baisse des prix des produits importés (-0,8%).
L’INSEED signale par ailleurs que la progression de prix des produits du secteur primaire (+16,6%) amortie par la baisse de prix des produits du secteur tertiaire (-0,8%) et secondaire (-0,5%) a contribué à la hausse annuelle du niveau général des prix.
Il ajoute que du point de vue de la durabilité, la hausse du niveau général des prix en évolution annuelle est principalement induite par la progression du niveau des prix des produits non durables (+5,0%) amortie par la baisse des prix des produits des services (-0,8%).
Par rapport à l’origine, la progression annuelle est expliquée principalement par la hausse des prix des produits d’origine UEMOA (+3,3%).
En évolution trimestrielle les données de l’INSEED indiquent que le niveau général des prix en janvier 2025 a connu une hausse de 1,0% du fait principalement de la progression des indices des divisions de consommation Produits alimentaires et boissons non alcoolisées (+6,3%) et Logement, eau, électricité, gaz et autres combustibles (+1,5%). Toutefois les divisions de consommation Transport (- 2,1%), Loisirs, sport et culture (-4,1%), Vêtements et chaussures (-1,8%) et Restaurants et services d’hébergement (-0,7%) ont tiré l’indice vers le bas.
Selon l’INSEED, au regard des nomenclatures secondaires et par rapport à l’état des produits, la hausse du niveau général des prix en variation trimestrielle est à mettre à l’actif de l’augmentation des prix des Produits frais (+10,1%) et de l’énergie (+0,9) amortie par les prix des produits hors énergie et produits frais (-2,0%).
S’agissant de la provenance, cette variation trimestrielle s’explique par l’augmentation de prix des produits locaux (+2,2%) ralentie par la baisse des prix des produits importés (-2,1%). La progression des prix des produits du secteur primaire (+8,5%) et secondaire (+0,1%) amortie par la baisse de prix des produits du secteur tertiaire (-1,2%) a contribué à la hausse trimestrielle du niveau général des prix. Du point de vue de la durabilité, la hausse du niveau général des prix en évolution trimestrielle est principalement induite par la progression du niveau des prix des produits Non durables (+3,5%) amortie par les prix des produits des services (-1,2%). Par rapport à l’origine, la progression trimestrielle s’explique par la hausse des prix des produits d’origine UEMOA (+1,8%). <<Pour ce mois de janvier 2025, le taux d’inflation, calculé sur la base des indices moyens des douze derniers mois au niveau national, s’est maintenu à 2,9% tout comme le mois précédent>> note l’INSEED.
Comparativement à la situation de décembre 2024, le niveau général des prix connaît une augmentation de 0,6%. Cette hausse est due à la montée du niveau des indices des divisions de consommation Produits alimentaires et boissons non alcoolisées (+5,1%) et Logement, eau, électricité, gaz et autres combustibles (+0,6%). La hausse de l’indice global est cependant ralentie par la diminution du niveau des indices des divisions de consommation Vêtements et chaussures (-2,3%), Loisirs, sport et culture (-4,1%), Restaurants et services d’hébergement (-0,7%) et Transport (-0,9%). Selon toujours l’INSEED, la croissance du niveau des indices observée en janvier 2025 est imputable au renchérissement des produits tels que Gingembre frais (+50,4%), Gombo frais (+51,9%), Adémè (+17,1%), Igname (+12,5%), Igname pour foufou (Karachi) (+9,0%), Oranges ordinaires (+31,2%), Maïs jaune vendu au bol (+11,3%), Feuilles de baobab (+27,2%), Huile d’arachide artisanale (+10,1%), Maïs blanc séché en grains crus vendu au grand bol (+2,6%), Mangues ordinaires (+20,4%), Sardinelles fumées (adiadoè) (+6,5%) et Charbon de bois (+3,2%).
A contrario, l’INSEED signale que les produits qui ont fait fléchir le niveau général des prix en janvier 2025 sont : Complet batakali avec broderie (-3,1%), Chaussure en cuir pour homme (-0,9%), Jupe corsage (ensemble) (-4,8%), Chaussure de tennis enfant (-1,2%), Chemise adulte de soirée (-1,3%), Chaussure en cuir femme importée (-0,4%), Frais de pèlerinage à la Mecque (-0,8%), Bouillie de céréale sucrée (-9,1%),Plat de haricot + gari (-9,1%), Plat de fufu + sauce viande (-2,1%), Gas-oil ordinaire dans les stations-services administrés (-3,2%) ; Essence ‘super’ dans les stations-services administrés (-0,9%) et Course en taxi-moto (-1,1%).
Calculé hors produits alimentaires, le niveau général des prix a connu une baisse de 0,8% sur le plan national. L’inflation sous-jacente (variation mensuelle de l’indice hors énergie, hors produits frais) a connu une baisse de 1,0%. L’indice des prix des produits frais s’est accru quant à lui de 4,6%.
Au regard de la provenance, les prix des produits locaux ont connu une hausse de 1,5% amorti par la baisse de 1,9% observée pour les prix des produits importés. <<Du point de vue de la classification sectorielle, la hausse du niveau général des prix est due à celle des prix des produits du secteur primaire (+10,4%) atténué par les prix des produits des secteurs tertiaire (-1,2%) et secondaire (-1,1%)>> a souligné l’INSEED.
Pour ce qui est de la durabilité, la hausse observée provient de l’accroissement des prix des produits non durables (+2,8%) amorti essentiellement par la baisse des prix des services (-1,2%). Par rapport à l’origine, la progression mensuelle s’explique par la hausse des prix des produits d’origine UEMOA (+1,0%).
