Le Fonds monétaire international (FMI) a approuvé le décaissement de la quatrième tranche en faveur de l’Égypte, estimée à 1,2 milliard USD, selon le ministre égyptien des Finances, Ahmed Kouchouk. Ce décaissement fait partie du programme de prêt de 8 milliards USD destiné à l’Égypte, dont 2 milliards ont déjà été reçus, selon une déclaration faite ce lundi 10 mars par le ministre.
Ahmed Kouchouk a également salué la baisse de l’inflation, récemment annoncée par la Banque centrale d’Égypte, et a indiqué que de nouvelles facilités fiscales, incluant des mesures douanières et immobilières, seraient mises en place pour l’année prochaine.
Les recettes fiscales de l’Égypte ont augmenté de 45 % au premier semestre de l’exercice en cours, hors impact de la réduction des taxes sur le canal de Suez, un taux de croissance record pour l’administration fiscale.
Julie Kozack, porte-parole du FMI, avait précédemment déclaré que le Fonds finalisait les détails de la quatrième revue avant d’approuver ce décaissement. Lors de sa mission en décembre dernier, le FMI a réalisé un examen approfondi des réformes économiques menées par le gouvernement égyptien.
Les principales priorités de ces réformes incluent la réduction de l’inflation, la flexibilité du taux de change, la libéralisation des devises étrangères, et le renforcement des revenus intérieurs, tout en améliorant l’environnement des affaires et en favorisant la transparence et la gouvernance.
En plus des 1,2 milliard USD de la quatrième tranche, l’Égypte recevra également 1,3 milliard USD supplémentaires au titre de la Facilité pour la résilience et la durabilité (FSR), un financement destiné à soutenir des initiatives économiques à long terme. Contrairement au décaissement unique, ce montant sera distribué par phases, bien que le calendrier des premiers paiements reste incertain.
Alors que le programme se poursuit comme prévu, l’Égypte se prépare à son cinquième examen par le FMI. Cette collaboration continue témoigne de la confiance du Fonds dans les réformes entreprises et soutient les efforts du pays pour renforcer son économie tout en assurant la viabilité de la dette publique.
