Mardi 15 septembre 2026

Accès Premium FR · EN

Finance africaine — depuis 2013

Sénégal : Ousmane Sonko et le MFDC se réunissent à Bissau pour évaluer le processus de paix

Les 21 et 22 février 2025, l’État du Sénégal, représenté par le Premier ministre Ousmane Sonko, et une délégation du Comité provisoire des hommes politiques et combattants unifiés du Mouvement des Forces Démocratiques de Casamance (MFDC) se sont rencontrés à Bissau, sous la médiation du président Umaro Sissoco Embalo. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre…

Les 21 et 22 février 2025, l’État du Sénégal, représenté par le Premier ministre Ousmane Sonko, et une délégation du Comité provisoire des hommes politiques et combattants unifiés du Mouvement des Forces Démocratiques de Casamance (MFDC) se sont rencontrés à Bissau, sous la médiation du président Umaro Sissoco Embalo. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du Plan Diomaye pour la Casamance (PDC), visant à faciliter le retour des populations déplacées et à renforcer le processus de paix dans la région.

Selon le communiqué final lu à l’issue des pourparlers, l’ordre du jour était centré sur l’évaluation du processus de paix initié depuis la signature, le 4 août 2022 à Bissau, d’une déclaration d’engagement mutuel. Cet accord, conclu sous le mandat de l’ancien président Macky Sall, prévoyait les modalités du dépôt des armes et les mesures à mettre en place pour garantir une paix durable.

Durant cette rencontre, la délégation du Comité provisoire a présenté un document intitulé « Propositions de points à discuter », articulé autour de quatre thématiques majeures, notamment, les questions sécuritaires, les questions politiques, les questions de justice et les engagements des hommes politiques et combattants unifiés du MFDC.

Les discussions ont abouti à plusieurs conclusions clés, la réaffirmation de l’accord de Bissau de 2022. La délégation du Comité provisoire a confirmé son engagement à respecter l’accord de Bissau, exprimant sa volonté de parvenir à une paix définitive par le dépôt des armes et la négociation de ses modalités pratiques.

Dans le même registre, la question de l’indépendance de la Casamance, soulevée par le Comité provisoire, a été immédiatement et fermement rejetée par la délégation de l’État du Sénégal.

Dans la liste des conclusions figure la mise en place d’un comité technique mixte, pour étudier les questions sécuritaires, avec la participation des forces armées sénégalaises, de la Police et des Eaux et forêts.

Les questions de grâce présidentielle et d’amnistie ont été également abordé. L’État du Sénégal a rappelé que la grâce présidentielle ne peut être accordée qu’après une condamnation définitive par la justice. Le Comité provisoire s’est engagé à fournir une liste des personnes concernées. S’agissant de la demande d’amnistie, le comité provisoire devra élaborer un mémorandum sur les faits visés.

L’État a également pris acte des engagements du Comité provisoire, en insistant sur l’importance du déminage humanitaire et de la sécurisation du retour concerté des populations déplacées et réfugiées, des objectifs déjà inclus dans le Plan Diomaye pour la Casamance.

Enfin, les deux parties ont convenu de la mise en place d’une commission mixte de supervision et de suivi de l’application de l’accord de Bissau, conformément aux dispositions dudit accord.

Partager :f????in

Financial Afrik Premium

Lisez la finance africaine comme un professionnel

Accès illimité à 30 000 articles, archives 2013-2026, magazine PDF mensuel, alertes mots-clés, base de données dirigeants et newsletters premium.

à partir de 9 € / mois · sans engagement