La Banque centrale du Nigeria (CBN) a décidé de maintenir son taux d’intérêt de référence inchangé à 27,5 % après six hausses successives en 2024, une décision prise à l’issue de la première réunion du Comité de politique monétaire (MPC) de 2025, tenue le jeudi 20 février 2025.
Selon la banque faîtière, cette décision vise à stabiliser l’économie et à poursuivre la lutte contre l’inflation, qui a récemment affiché une tendance à la baisse.
« Cela s’inscrit dans le contexte du fait que, compte tenu du calcul du taux d’inflation récemment rebasé, nous avons constaté une baisse de l’inflation à 24,48 %, ce qui est actuellement inférieur au taux directeur monétaire. Je pense donc qu’il est logique de maintenir les taux afin de ne pas exacerber davantage la pression des taux d’intérêt sur les entreprises et les autres citoyens exposés aux banques », a déclaré Dr Olayemi Cardoso, gouverneur de la CBN.
Cardoso a notamment souligné que la stabilité des marchés des changes et financiers était essentielle pour attirer davantage d’investissements étrangers et stimuler la croissance économique. Il a noté que le MPC était satisfait des récents développements macroéconomiques et qu’ils devraient contribuer à la dynamique des prix.
Cette décision intervient après la mise à jour de l’indice des prix à la consommation (IPC), qui a conduit à une baisse de l’inflation à 24,48 % en janvier 2025.
Le gouverneur note que l’objectif de la CBN est de ramener l’inflation à un chiffre. Il a également indiqué que la confiance revient progressivement sur les marchés, ce qui justifie la prudence de la banque centrale dans la gestion des taux d’intérêt. Une fois que la stabilité sera renforcée, la banque pourrait envisager une modération des taux.
La Banque s’est également engagée à poursuivre ses efforts pour ancrer les anticipations d’inflation, atténuer les pressions sur les taux de change, approfondir l’inclusion financière et renforcer l’efficacité de la politique monétaire.
Cette décision s’inscrit dans le cadre des réformes économiques du président Bola Tinubu, incluant la suppression des subventions sur le carburant et la dévaluation du naira, et qui visent à assainir les finances publiques et relancer la croissance.
