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L’Ouganda maintient son taux d’intérêt à 9,75% et met en garde contre les risques d’inflation liés aux politiques de D. Trump

La banque centrale ougandaise a maintenu, ce jeudi 6 février, son principal taux d’intérêt à 9,75 %, estimant que l’inflation semblait contenue malgré les incertitudes sur la scène mondiale. Le Comité de politique monétaire a également prévenu qu’il pourrait commencer à resserrer sa politique en raison des politiques protectionnistes de Donald Trump et de leur…

La banque centrale ougandaise a maintenu, ce jeudi 6 février, son principal taux d’intérêt à 9,75 %, estimant que l’inflation semblait contenue malgré les incertitudes sur la scène mondiale. Le Comité de politique monétaire a également prévenu qu’il pourrait commencer à resserrer sa politique en raison des politiques protectionnistes de Donald Trump et de leur impact potentiel sur l’inflation.

« Les incertitudes liées à l’évolution mondiale pourraient entraîner une hausse plus rapide de l’inflation et perturber l’activité économique. Cette situation nécessite une approche prudente de la politique monétaire », a déclaré Michael Atingi-Ego, vice-gouverneur de la Banque centrale de l’Ouganda, lors d’un briefing virtuel.

M. Atingi-Ego a ajouté qu’au premier trimestre de l’exercice 2024-25, l’économie ougandaise a augmenté de 6,7 %, contre 5,6 % au même trimestre de 2023-24, grâce aux entrées dans le secteur pétrolier et gazier du pays.

« La croissance économique est soutenue par un environnement macroéconomique stable, des investissements directs étrangers et les revenus pétroliers attendus », a-t-il déclaré, ajoutant que des entrées de capitaux plus importantes avaient également contribué à renforcer la monnaie locale et à réduire l’inflation.

A noter qu’un projet pétrolier de 230 000 barils par jour est en cours de développement par la société chinoise Cnooc Ltd et la société française TotalEnergies le long de la frontière occidentale de l’Ouganda avec la République démocratique du Congo. La production commerciale devrait démarrer avant la fin de l’année.

D’ici la fin de 2025, le ministère de l’Énergie et des minéraux estime que le total des investissements dans les champs pétroliers et dans un pipeline d’exportation de brut de 900 miles vers le port tanzanien de Tanga dépasserait les 10 milliards de dollars.

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