La Kenya Electricity Generating Company PLC (KenGen) a annoncé, ce jeudi 6 février, une croissance de 79 % de son bénéfice après impôts au cours du deuxième semestre 2024, accentuant une résilience malgré un paysage énergétique en mutation du pays.
En effet, le bénéfice net s’est établi à 5,30 milliards de shillings kényans (environ 37 millions USD), contre 2,96 milliards de shillings kényans (21 millions USD) à la même période l’année dernière. Une performance due principalement à des mesures agressives de réduction des coûts et à une efficacité opérationnelle améliorée, selon un communiqué de l’entreprise coté à bourse de Nairobi
De son côté, le bénéfice d’exploitation a augmenté de 49,4 % , atteignant 6,65 milliards de shillings kényans, contre 4,45 milliards de shillings kényans au cours de la période précédente. Un gain dû surtout à une réduction de 13,7 % des dépenses d’exploitation, passant ainsi de 20,47 milliards de shillings kényans (environ 145 millions USD) à 17,67 milliards de shillings kényans (environ 125 millions USD).
Pour leurs parts, les revenus sont restés stables à 27,5 milliards de shillings kényans(environ 194 millions USD).
« Agenda vert »
KenGen a fait savoir qu’elle va se concentrer à l’avenir sur l’expansion de son portefeuille d’énergies renouvelables, dans le cadre de sa stratégie G2G 2034.
Dans le long terme, souligne-t-elle, le plan vise à renforcer la transition vers l’énergie verte du pays. En se basant sur ses statistiques , la société a indiqué qu’elle prévoit d’ajouter 194,4 MW de capacité installée dans des projets géothermiques, hydroélectriques et solaires. A cela s’ajoute 100 MWh de stockage d’énergie par batterie pour améliorer la stabilité du réseau.
Avec une part de marché de plus de 60 % de la capacité de production installée du pays, KenGen gère un portefeuille d’environ 1785 MW, dont plus de 93 % proviennent de sources vertes, à savoir l’hydroélectricité (826 MW), la géothermie (754 MW) et l’éolien (25,5 MW). Le reste est de Thermal.




