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Côte d’Ivoire : la transition de l’économie informelle vers l’économie formelle préoccupe les acteurs du travail

Le Sommet mondial sur la formalisation économique a démarré ce mercredi 5 février à Abidjan, autour du thème « Stratégies Innovantes pour une Prospérité Inclusive ». Près de 200 délégués nationaux et internationaux participent à ces journées de réflexions, dont l’objectif est d’analyser les causes profondes et structurelles de l’informalité de certaines entreprises. D’autant plus…

Le Sommet mondial sur la formalisation économique a démarré ce mercredi 5 février à Abidjan, autour du thème « Stratégies Innovantes pour une Prospérité Inclusive ». Près de 200 délégués nationaux et internationaux participent à ces journées de réflexions, dont l’objectif est d’analyser les causes profondes et structurelles de l’informalité de certaines entreprises. D’autant plus qu’entre 8 et 9 emplois sur 10 sont informels en Côte d’Ivoire, selon le président de la Confédération  générale des entreprises de Côte d’Ivoire (CGECI), Ahmed Cissé.

«Deux millions de travailleurs dans le monde vivent dans l’informel. En Afrique cette proportion représente jusqu’à   80%. Dans certaines régions, le secteur informel contribue jusqu’à 40% du PIB, selon la Banque mondiale », a déclaré Jacqueline Mougo, présidente de l’Association international des employeurs (OIE). En 2015, a-t-elle ajouté, cette situation a emmené l’Organisation internationale du travail (OIT) à adopter la résolution 204 qui donne plus de pouvoir aux acteurs du secteur informel. Et favoriser ainsi la transition de l’économie informelle vers l’économie formelle.

Au plan national, le constat fait par le président du patronat ivoirien, Ahmed Cissé, est déplorable : en Côte d’Ivoire, relève-t-on, l’informalité des entreprises représente près de 30% dans le PIB. C’est pourquoi le ministre de l’Emploi et de la Protection sociale, Adama Camara, appelle à inverser la tendance.

« L’Etat et les entreprises ont un rôle majeur à jouer par l’exploration d’initiative, d’innovation technologique numérique et financière en faveur de la formalisation. Il s’agit d’une part de lutter contre la concurrence déloyale en renforçant la compétitivité des entreprises ainsi que le climat des affaires. Et d’œuvrer pour l’élargissement de l’assiette fiscale dans la perspective de la transformation structurelle de notre économie », a-t-il souligné le ministre.

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