L’African Trade and Investment Development Insurance (Atidi) envisage de pénétrer les marchés d’Afrique du Nord et du Sud, en tête desquels se trouvent l’Égypte, la Tunisie et la Mauritanie, dans le cadre de ses plans d’expansion. L’assureur multilatéral de développement, qui compte plus de 24 pays membres, dont la Côte d’Ivoire, le Togo ou encore le Kenya, a déclaré qu’il cherchait d’abord à s’étendre en Égypte, puis en Tunisie et en Mauritanie.
« Si vous regardez la carte, notre empreinte est assez centrale. Nous recherchons donc des opportunités de croissance en Afrique du Nord et du Sud », a déclaré Manuel Moses, le directeur général de l’Atidi lors d’une conférence de presse en ligne depuis Nairobi, ce mardi 4 février. « L’Atidi met en œuvre une stratégie d’entreprise ambitieuse pour 2023-2027, visant un capital de 1 milliard de dollars et une augmentation de 25 % du nombre d’adhérents, tout en optimisant ses processus et ses systèmes », a-t-il ajouté.
L’assureur propose des solutions personnalisées pour réduire les risques et fournir aux investisseurs des garanties, transformant les risques perçus en opportunités de croissance économique et de développement durable en Afrique. Il a lancé l’assurance contre les risques politiques en 2001 avec le soutien du Marché commun de l’Afrique orientale et australe (Comesa) et de la Banque mondiale, l’objectif étant d’encourager les investisseurs étrangers à investir en Afrique. L’Atidi a ensuite poursuivi avec le risque de crédit, offrant aux entreprises privées le confort de commercer entre elles.
L’entreprise revendique 84 millions de dollars de sinistres versés en 2024, attribués à des retards dans le paiement des prêts des gouvernements et du secteur privé. « Si nous prenons l’année 2024, nous avons eu environ 84 millions de dollars versés et 27,5 millions récupérés, les banques étant nos principaux clients », a déclaré M. Moses.




