Mardi 15 septembre 2026

Accès Premium FR · EN

Finance africaine — depuis 2013

,

Cameroun : 1,24 milliard USD pour le Plan intégré d’import-substitution

Sur les 1.500 milliards de FCFA (2,3 milliards USD) prévus pour le financement de la mise en œuvre du Plan intégré d’import-substitution agropastoral et halieutique (Piisah), l’Etat du Cameroun a déjà mobilisé 800 milliards de FCFA (1,24 milliard USD). Ce qui représente 53% des fonds nécessaires à l’exécution de ce Plan qui s’étend sur la…

Sur les 1.500 milliards de FCFA (2,3 milliards USD) prévus pour le financement de la mise en œuvre du Plan intégré d’import-substitution agropastoral et halieutique (Piisah), l’Etat du Cameroun a déjà mobilisé 800 milliards de FCFA (1,24 milliard USD). Ce qui représente 53% des fonds nécessaires à l’exécution de ce Plan qui s’étend sur la période 2024-2026. Ces informations ont été révélées à Yaoundé par le ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire (Minepat), Alamine Ousmane Mey, lors de la conférence annuelle des services centraux et extérieurs de ce département ministériel.

Selon le membre du gouvernement camerounais, « à date, notre pays a déjà dépassé les objectifs financiers initialement prévus pour les deux premières années de mise en œuvre du programme ». En effet, soutient Alamine Ousmane Mey, il avait été prévu que, pour le Piisah, le gouvernement mobilise 248,49 milliards de FCFA (385 millions USD) en 2024 et 511,63 milliards de FCFA (792 millions USD) en 2025, soit un total de 760,12 milliards de FCFA (près d’1,2 milliard USD). Les fonds ainsi mobilisés devraient servir à financer les trois grandes composantes du projet, notamment la sécurisation et l’aménagement des périmètres hydroagricoles, pastoraux et halieutiques ; l’amélioration de la production, de la transformation et de la commercialisation et la facilitation de l’accès aux financements, aux marchés et à la formation.

Pour rappel, au cours du conseil de cabinet de janvier 2025, le Premier ministre, Joseph Dion Ngute, avait instruit le ministre de l’Économie de lui soumettre régulièrement des rapports sur l’état d’avancement du programme. D’autres sectorielles, notamment les ministres en charge de l’Élevage, des Pêches et des Industries animales, ainsi que de l’Agriculture, avaient été appelés à s’impliquer dans l’exécution du Piisah. Question, selon Joseph Dion Ngute, de « s’assurer une implémentation efficace et éviter tout blocage administratif ou financier pouvant plomber la mise en œuvre du projet ».

Partager :f????in

Financial Afrik Premium

Lisez la finance africaine comme un professionnel

Accès illimité à 30 000 articles, archives 2013-2026, magazine PDF mensuel, alertes mots-clés, base de données dirigeants et newsletters premium.

à partir de 9 € / mois · sans engagement