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Fitch maintient la note du Kenya à « B- » avec une perspective stable malgré des défis économiques persistants

L’agence de notation Fitch Ratings a confirmé la note de défaut de l’émetteur (IDR) à long terme du Kenya à « B- » avec une perspective stable. Selon Fitch, cette note reflète de solides perspectives de croissance à moyen terme, une économie diversifiée et un renforcement récent du cadre de politique monétaire. La perspective stable,…

L’agence de notation Fitch Ratings a confirmé la note de défaut de l’émetteur (IDR) à long terme du Kenya à « B- » avec une perspective stable. Selon Fitch, cette note reflète de solides perspectives de croissance à moyen terme, une économie diversifiée et un renforcement récent du cadre de politique monétaire.

La perspective stable, selon Fitch, repose sur l’attente d’un soutien financier continu des créanciers officiels, ce qui aide à atténuer les pressions sur la liquidité externe. Ces pressions ont diminué grâce à l’émission d’euro-obligations en février 2024 et au rachat de 1,44 milliard USD d’une obligation arrivant à échéance en juin 2024. Toutefois, les besoins de financement de l’État restent élevés et devraient augmenter.

Dans son rapport publié le 31 janvier 2024, Fitch précise que la note est limitée par une gouvernance faible, des coûts élevés du service de la dette et un niveau important d’informalité qui restreint les recettes publiques.

En outre, les décaissements et les envois de fonds importants des autorités ont contribué à l’appréciation récente de la monnaie (22 % par rapport au dollar américain en 2024), réduisant ainsi le fardeau du service de la dette extérieure, car environ 55 % de la dette publique est libellée en devises.

Concernant la gouvernance, les tensions sociopolitiques se sont apaisées après le retrait du projet de loi de finances, bien que le risque de troubles sociaux persiste en raison des défis économiques, compliquant la consolidation budgétaire et menaçant l’activité économique.

Fitch prévoit que les besoins bruts de financement extérieur tomberont à 6,3 % du PIB en 2025, contre 7,5 % du PIB en 2024, en raison de la baisse prévue du déficit budgétaire, de l’amortissement de la dette et de l’amélioration de la liquidité extérieure.

Cette décision survient quelques jours après que Moody’s ait révisé les perspectives du Kenya de négatives à positives, soulignant la baisse des taux d’intérêt et les efforts de collecte des recettes comme facteurs d’amélioration. Toutefois, la note de crédit de Moody’s reste à « Caa1 » en raison du déficit budgétaire élevé et des risques de liquidité.

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