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Cameroun : des recettes fiscales de 15 millions USD à l’Est en 2024

Sur un objectif de 12 milliards de FCFA (environ 19 millions USD), le Centre régional des Impôts de l’Est (CRIE), au Cameroun, déclare avoir collecté 9,6 milliards de FCFA (15,2 millions USD) en 2024, soit un taux d’exécution estimé à 80%. Et en hausse de « 3% par rapport à l’exercice 2023 ». L’information a…

Sur un objectif de 12 milliards de FCFA (environ 19 millions USD), le Centre régional des Impôts de l’Est (CRIE), au Cameroun, déclare avoir collecté 9,6 milliards de FCFA (15,2 millions USD) en 2024, soit un taux d’exécution estimé à 80%. Et en hausse de « 3% par rapport à l’exercice 2023 ». L’information a été révélée à Financial Afrik par le chef du CRIE, Oumarou Wadjonré, au cours d’un échange avec le concerné qui a précisé que « ces chiffres pourraient atteindre 10 milliards de FCFA (15,83 millions USD) après enregistrement des données de la période complémentaire ».

Selon notre interlocuteur, « nous aurions pu atteindre les objectifs fixés par la Direction générale des Impôts (DGI) si nous n’avions pas rencontré quelques difficultés au cours de la période sous revue ». Et Oumarou Wadjonré de relever dans un premier temps « le faible taux d’exécution du Budget d’investissement public (BIP) ». En effet, souligne-t-il, « la réalisation de ces investissements constitue une niche fiscale sur laquelle l’État compte pour renflouer ses caisses à travers le paiement des taxes par les entreprises soumissionnaires. Lorsque ces entreprises ne soumissionnent pas, ou ne réalisent pas les marchés dont elles sont adjudicataires, cela a eu un impact négatif par rapport aux impôts qui devaient être retenus par l’État ».

Ensuite, indique le chef du CRIE, « la cessation d’activités de plusieurs entreprises forestières a impacté le niveau de collecte de la taxe d’abattage. Situation également observée dans le secteur minier où l’arrêt d’activités dans certaines localités de la région nous a empêchés de prélever ce qui était prévu ».

Pour rappel, et selon Oumarou Wadjonré, pour 2025, la DGI exige de son ressort fiscal des recettes de l’ordre de 12,5 milliards de FCFA (près de 20 millions USD). « Pour y arriver, nous comptons dérouler pratiquement toutes les actions en liaison avec la loi de finances de 2025 », soutient-il. Il s’agit d’asseoir ces stratégies sur l’élargissement de l’assiette fiscale édicté par la DGI en insistant sur ce que, pour soulager les contribuables, le gouvernement a également prescrit la réduction des taux d’impôt.

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