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Le gendarme financier sud-africain inflige une amende de 13 millions de rands à Standard Bank

[1 USD = 18,3118 rands] L’Autorité prudentielle de la Banque centrale sud-africaine (SARB) a infligé une amende de 13 millions de rands (environ 710.000 USD) à Standard Bank. Motif, violation de la loi sur les centres de renseignement financier (FIC Act) du pays. Dans les détails, l’institution a commencé à mener des enquêtes auprès de…

[1 USD = 18,3118 rands]

L’Autorité prudentielle de la Banque centrale sud-africaine (SARB) a infligé une amende de 13 millions de rands (environ 710.000 USD) à Standard Bank. Motif, violation de la loi sur les centres de renseignement financier (FIC Act) du pays.

Dans les détails, l’institution a commencé à mener des enquêtes auprès de la banque, depuis 2022, constatant ainsi des manquements. Cette dernière n’avait pas rempli plusieurs obligations importantes en vertu de la loi FIC, qui prévoient des dispositions à suivre par les institutions financières afin de prévenir le blanchiment d’argent, le financement du terrorisme et d’autres activités illégales.

D’abord, apprend-on, la banque n’a pas effectué de vérifications préalables continues pour deux clients en 2018 et 2019, comme l’exige la loi. Ensuite, la Standard Bank South Africa (SBSA) n’avait pas conservé de registres appropriés des dates auxquelles elle avait soumis 43 rapports d’opérations suspectes et inhabituelles (STR) ou rapports d’activité (SAR) au Centre de renseignement financier (FIC). Puis, la banque n’a pas non plus signalé plus de 1400 transactions en espèces au FIC dans les délais et, plus grave encore, a retardé la soumission de 17 259 STR et SAR. Et enfin, Standard Bank n’a pas répondu à 75 729 alertes dans les 48 heures requises et a retardé la clôture de 94 558 alertes au-delà de la période de déclaration de 15 jours fixée par la réglementation, s’est désolée l’autorité prudentielle, remettant en cause la capacité de la banque à détecter et à traiter les transactions suspectes en temps opportun.

Sur ce, l’autorité prudentielle a averti la banque et lui impose une sanction financière de 5 millions de rands en plus d’une autre pénalité financière de 8 millions de rands. Ce qui donne un montant total à payer de 13 millions de rands.

Cependant, malgré ces couacs, l’autorité a reconnu que la SBSA avait pleinement coopéré pendant l’enquête et avait pris des mesures pour corriger les problèmes.

Pour rappel, en 2017, l’Afrique du Sud est passée à un modèle de réglementation financière « Twin Peaks » . Il s’agit de séparer la surveillance prudentielle et la conduite du marché en deux entités distinctes : l’Autorité prudentielle et l’Autorité de conduite du secteur financier. Ce qui fait que le pays dispose de la plus large loi sur la réglementation du secteur financier visant à créer un système financier plus résilient.

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