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Cameroun : près de 560 millions USD de recettes non fiscales prévues en 2025

Sur les 600 milliards de FCFA (environ 926,3 millions USD) prévus pour être collectés au titre des recettes non fiscales en 2025, le gouvernement camerounais entend effectivement collecter 361 milliards de FCFA (558 millions USD). C’est ce que renseigne le rapport de la commission des finances de l’assemblée nationale devant laquelle le ministre des Finances…

Sur les 600 milliards de FCFA (environ 926,3 millions USD) prévus pour être collectés au titre des recettes non fiscales en 2025, le gouvernement camerounais entend effectivement collecter 361 milliards de FCFA (558 millions USD). C’est ce que renseigne le rapport de la commission des finances de l’assemblée nationale devant laquelle le ministre des Finances (Minfi) avait fait cette annonce alors qu’il défendait le budget 2025 lors de la session parlementaire de novembre 2024. Dans ce document, Louis Paul Motaze déclarait que « le gouvernement poursuit des réformes à l’effet d’améliorer davantage les recettes non fiscales, dont le recouvrement se situe à ce jour à 300 milliards, l’objectif étant d’atteindre 600 milliards de recettes suivant le potentiel identifié en la matière ».

Pour ces recettes qui représentent « les frais payés pour l’obtention de certains documents administratifs, les amendes, les dividendes (part des bénéfices payés par les entreprises publiques), etc », la direction générale du budget (DGB) du Minfi indique que « plusieurs poches de collecte existent ». La DGB cite ainsi « l’institution des frais de visa par an de 5% du montant des honoraires aux contrats de travail des consultants individuels et experts étrangers, de l’institution d’un régime de sanctions applicables aux contrats de travail des étrangers qui ne s’acquittent pas des frais de visa (03 mois de salaire brut ou 5% des honoraires) ; ou encore l’instauration d’une amende plafonnée à 1 million FCFA pour tout acteur sanctionné et qui souhaiterait reprendre ses activités dans la commande publique (2% du montant prévisionnel du marché objet suspension) ».

Elle évoque également « l’institution des frais d’octroi d’agrément de 150.000 FCFA par dossier pour l’ouverture d’un centre formation professionnelle, l’institution des frais de demande de délivrance de l’agrément d’exploitant des œuvres cinématographiques à 200.000 FCFA par demande et par an, et le paiement annuel de 100.000 FCFA pour les personnes désireuses d’obtenir les certificats électroniques délivrés par le ministère des Marchés publics ».

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