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Le Togo, 4e pays membre de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) ?

La question fait le tour des réseaux sociaux togolais depuis la diffusion de l’extrait d’une interview du ministre des Affaires étrangères, Robert Dussey, ce jeudi 16 janvier dans les médias. Le Togo, a-t-il fait comprendre, n’exclut pas de rejoindre l’Alliance des Etats du Sahel (AES). « C’est d’abord la décision du Président de la République, et…

Le président togolais Faure Gnassingbé, ici le 31 décembre 2024 à Lomé. © DR

La question fait le tour des réseaux sociaux togolais depuis la diffusion de l’extrait d’une interview du ministre des Affaires étrangères, Robert Dussey, ce jeudi 16 janvier dans les médias. Le Togo, a-t-il fait comprendre, n’exclut pas de rejoindre l’Alliance des Etats du Sahel (AES).

« C’est d’abord la décision du Président de la République, et c’est également celle du Parlement togolais. Nous avons des institutions togolaises. Comme vous le savez, nous évoluons vers la 5e République, et si le Parlement décide que le Togo puisse rejoindre l’AES, pourquoi ne le ferions-nous pas ?», a-t-il en effet indiqué sur VoxAfrica, ajoutant que cette option « n’est pas impossible ».

Et d’ajouter: « Je vais vous surprendre : demandez aux populations togolaises, aux Togolais et Togolaises, s’ils sont d’accord pour que le Togo rejoigne l’AES. Vous verrez leur réponse. Je suis sûr qu’ils vous diront oui, et plus de 70 % diront OUI, car aujourd’hui, que ce soit au Togo, au Bénin, en Côte d’Ivoire, en Guinée, au Cameroun, en Afrique du Sud, partout, les peuples africains veulent être eux-mêmes ».

« Pour nous aujourd’hui, le président Assimi Goïta est une chance pour le Mali (…) L’Afrique est utilisée seulement pour servir les grandes puissances et ce n’est pas normal », a souligné le chef de la diplomatie togolaise.

Médiateur naturel 

Grande défenseure des intérêts pays Etats de l’AES dans les officines de la CEDEAO entre 2021 et 2023, la diplomatie togolaise n’avait presque pas mis en œuvre les sanctions prises par l’organisation régionale à l’encontre du Mali, du Burkina Faso et du Niger suite aux coups de force ayant conduit aux régimes en place actuellement dans ces pays. D’ailleurs, le port de Lomé s’était positionné lorsque Abidjan, Dakar et Cotonou ont tour à tour serré la vis vis-à-vis de Bamako, Ouagadougou et Niamey.

Il faut noter, tout de même, que si ces 3 États sont en crise ouverte avec la France d’une part et la CEDEAO en tant qu’institution d’autre part, ce n’est pas le cas du Togo où le chef de l’Etat, Faure Gnassingbé, s’est imposé comme médiateur dans les différentes crises politiques qui agitent, jusque-là, l’Afrique de l’ouest. Il a d’ailleurs assisté, en décembre dernier, à la cérémonie de réouverture de la Cathédrale Notre-Dame de Paris sur invitation de son homologue français Emmanuel Macron, quatre mois après avoir été reçu par ce dernier à L’Elysée.  

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