Le nouveau ministre de l’Énergie du Ghana, John Abdulai Jinapor, nommé le 9 janvier dans le gouvernement de John Dramani Mahama, a déclaré devant la commission des nominations du Parlement que la dette du secteur énergétique a franchi la barre des 3 milliards de dollars, contre environ 2 milliards sous l’administration précédente. Cette situation, selon lui, reflète une augmentation significative sous le régime actuel.
D’après le document intitulé « Résumé de la dette et des prêteurs du secteur de l’énergie », cette aggravation de la dette est principalement attribuée aux factures impayées pour l’électricité fournie et consommée, ce qui exerce une pression croissante sur les services publics de l’État et met en péril la stabilité économique du pays. « Une grande partie de notre dette est liée à de l’électricité vendue, livrée, mais dont les revenus n’ont pas été perçus », a expliqué John Abdulai Jinapor. Le ministre a également contesté les affirmations selon lesquelles cette dette aurait atteint 5 milliards de dollars par le passé, affirmant que les chiffres actuels sont vérifiés et documentés.
Pour répondre à cette crise, les autorités ghanéennes envisagent une implication accrue du secteur privé, notamment dans la facturation et la collecte des recettes pour la Ghana Electricity Company (ECG). Le ministre a indiqué que ce processus, initié précédemment, pourrait être renforcé afin d’améliorer l’efficacité des recouvrements et de réduire les pertes. « Nous avons besoin de la participation du secteur privé au niveau de la distribution », a affirmé M. Jinapor, soulignant l’urgence de réformer la gestion du secteur énergétique. Cette crise de la dette énergétique illustre les défis structurels auxquels le Ghana est confronté pour garantir un approvisionnement durable en énergie tout en stabilisant ses finances publiques.
