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Gabon : Mark Alexandre Doumba nommé ministre de l’Economie et des participations dans un contexte tendu avec la Banque Mondiale

Le président de la transition gabonaise a annoncé, ce mercredi 15 janvier 2025, la nomination de Mark Alexandre Doumba, 37 ans, au poste de ministre de l’Économie et des Participations. Entrepreneur et économiste, ancien directeur général de ClikAfrik Group et diplômé de Harvard, Mark Alexandre Doumba succède à Mays Mouissi dans le cadre d’un remaniement…

Mark Alexandre Doumba devra trouer les ressorts pour ramener la confiance entre le Gabon et ses partenaires techniques et financiers.

Le président de la transition gabonaise a annoncé, ce mercredi 15 janvier 2025, la nomination de Mark Alexandre Doumba, 37 ans, au poste de ministre de l’Économie et des Participations. Entrepreneur et économiste, ancien directeur général de ClikAfrik Group et diplômé de Harvard, Mark Alexandre Doumba succède à Mays Mouissi dans le cadre d’un remaniement ministériel.

Cette nomination intervient dans un contexte de suspension des financements de la Banque mondiale en raison d’arriérés de paiement s’élevant à 26,7 millions de dollars (17 milliards de francs CFA). Ces tensions mettent en lumière les défis auxquels le Gabon est confronté pour mobiliser des ressources financières sur le marché international et répondre aux attentes sociales et stratégiques croissantes.

La désignation de Mark Alexandre Doumba, un profil hautement diplômé avec, notamment, un Bachelor en finance de la George Washington University, un Master en gestion de la London School of Economics et un Master en administration publique de la Harvard Kennedy School, vise à donner un ouvel élan à l’économie. Reste à savoir si le fils d’Emile Doumba, ministre des Finances sous Omar Bongo, trouvera les ressorts pour faire repartir la machine.

Ce changement de leadership vise à restaurer la confiance des partenaires internationaux, dont la Banque mondiale, et à renforcer les efforts pour stabiliser les finances publiques. Le gouvernement a assuré que toutes les mesures nécessaires étaient mises en œuvre pour régler les arriérés et honorer ses engagements.  Pour rappel, en mai dernier, le FMI s’inquiétait du « caractère expansionniste de la politique budgétaire » notant « une accumulation rapide d’arriérés » qui ont porté la dette publique à plus de 70% du PIB. Le Gabon qui sollicite une assistance technique du FMI devrait montrer patte blanche.

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