Par décret signé en date du 7 janvier 2025, le chef de l’Etat camerounais, Paul Biya, a autorisé le ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (Minepat), Alamine Ousmane Mey, à signer un contrat de financement d’un montant de 28 milliards de FCFA (environ 43 millions USD) avec la Banque européenne d’investissement (BEI). Selon le quotidien à capitaux publics Cameroon-tribune qui publie cette information, ces fonds serviront à financer le Projet d’électrification rurale et d’accès à l’énergie dans les zones sous-desservies au Cameroun (Perace). Il s’agit du second financement que reçoit ce projet lancé en 2022.
Dans le détail, ce financement additionnel permettra au gouvernement camerounais d’effectuer 240.000 nouveaux branchements en 2025. Pour parvenir à ce résultat, des consultations avaient été engagées entre le Cameroun, la BEI et l’Union européenne (UE) pour mobiliser les 39 milliards de FCFA souhaités par la partie camerounaise. 10,6 milliards de FCFA (16,3 millions USD) avaient été mis à disposition par l’UE sous forme de subvention, en attendant la part de la BEI.
Selon le décret présidentiel évoqué supra, les 39 milliards de FCFA attendus de cette institution financière européenne vont permettre de finaliser les travaux d’électrification rurale dans les régions de l’Adamaoua et du Nord, et la réalisation d’environ 100.000 branchements. Ces fonds vont renforcer le portefeuille de la BEI au Cameroun. En effet, selon les données disponibles depuis 1965, la BEI revendique un portefeuille d’environ 472,2 milliards de FCFA (727,2 millions USD) d’appuis aux investissements publics et privés au Cameroun.Pour rappel, le Perace est le fruit de la coopération entre le Cameroun et ses partenaires techniques et financiers. Ce projet a déjà bénéficié d’un financement de la Banque mondiale d’un montant d’environ 85 milliards de FCFA (environ 131 millions USD) pour l’électrification d’environ 417 localités sur les 687 villages visés et la réalisation d’environ 120.000 branchements à l’horizon 2025, dans les régions de l’Extrême-Nord, du Nord, de l’Est, du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Le projet entend faire bénéficier des services électriques à plus de 2,5 millions de personnes.
