Au conseil des ministres du mercredi 8 janvier, le premier de l’année 2025, le Premier ministre Robert Beugré Mambé a souligné que la gestion saine des finances publiques permettra de limiter le déficit budgétaire à 3% en 2025, conformément à la norme communautaire.
De 6,8 % du PIB en 2022, le taux du déficit budgétaire est passé à 5,2 % en 2023 et devrait atteindre le taux de 4,2% grâce à l’amélioration de la mobilisation des recettes intérieures. L’inflation devrait atteindre le taux de 3,8% en 2024, selon le rapport pays 2024 sur la Côte d’Ivoire de la Banque africaine de développement (BAD). Qui note un ralentissement, car il passé de 5,2 % en 2022 à 4,4 % en 2023.
« L’économie ivoirienne, malgré ses bonnes performances, est recèlent des vulnérabilités qui limitent les impacts positifs sur les conditions de vie des populations. Pour favoriser une croissance économique forte, résiliente et inclusive, les autorités ivoiriennes, avec l’appui de ses partenaires au développement, devraient, entre autres, poursuivre, au niveau communautaire, la mise en œuvre de la politique monétaire restrictive et accélérer, au plan national, la mise en œuvre des programmes destinés à accroître la production et la productivité agricole », a indiqué la banque panafricaine.
La BAD préconise également le renforcement des réformes visant l’amélioration du climat des affaires, la lutte contre la corruption et les pratiques illicites et la poursuite de la mise en œuvre de la stratégie de gestion active de la dette publique, couplée avec un renforcement des capacités de gestion dans ce domaine.
Du côté du gouvernement ivoirien, l’on annonce la finalisation des projets inscrits au PND 2021-2025 qui ne sont pas encore achevés, et qui devront l’être au cours des douze prochains mois. Ainsi qu’un accent sur l’autonomisation des jeunes, et leur renforcement par des mesures, avec une grande participation des collectivités.
