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Vice-présidence de la Commission de l’Union Africaine : duel entre l’algérienne Selma Malika Haddadi et la marocaine Latifa Akharbach

Si le Kenyan Raila Odinga est le super favori pour succéder au Tchadien Moussa Faki Mahamat à la présidence de la Commission de l’Union africaine (UA), le duel est serré entre l’Algérie et le Maroc, en compétition pour la vice-présidence. Autant le Djiboutien Mahamoud Ali Youssouf que le Malgache Richard Randriamandrato semblent incapables de rivaliser…

Si le Kenyan Raila Odinga est le super favori pour succéder au Tchadien Moussa Faki Mahamat à la présidence de la Commission de l’Union africaine (UA), le duel est serré entre l’Algérie et le Maroc, en compétition pour la vice-présidence. Autant le Djiboutien Mahamoud Ali Youssouf que le Malgache Richard Randriamandrato semblent incapables de rivaliser avec la notoriété de l’opposant kenyan, autant rien ne distingue véritablement l’Algérienne Selma Malika Haddadi de la Marocaine Latifa Akharbach, deux femmes au parcours académique et professionnel respectables.

Le lancement officiel de la campagne de Selma Malika Haddadi a été orchestré par Ahmed Attaf, ministre des Affaires étrangères algérien, lors d’une visite en Éthiopie. Ce choix s’inscrit dans une volonté de renforcer la présence de l’Algérie au sein des organes décisionnels de l’UA. Selma Malika Haddadi, ambassadrice de renom, est présentée comme une candidate intègre et compétente, incarnant les aspirations algériennes d’influence continentale. L’Algérie cherche ainsi à consolider sa diplomatie africaine, dans un contexte où le rôle de l’UA est central pour résoudre les crises régionales et promouvoir une intégration économique et politique accrue.

De son côté, le Maroc, à la tête du Conseil de paix et de sécurité de l’UA depuis février 2024, a également officialisé sa candidature à ce poste stratégique. Cette démarche s’inscrit dans une stratégie de repositionnement initiée depuis le retour du Maroc au sein de l’UA en 2017. Latifa Akharbach, ancienne secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères et actuelle présidente de la Haute Commission de la Communication audiovisuelle du Maroc, incarne une approche proactive visant à renforcer le rôle du Maroc au sein des instances africaines. La présidence marocaine du Conseil de paix et de sécurité constitue un tremplin pour promouvoir sa candidature. Ce positionnement pourrait également permettre au Maroc d’exercer une influence significative sur les grandes décisions politiques et économiques de l’UA.

L’élection prévue en février 2025 sera un moment décisif pour l’Union africaine, mais aussi pour l’Afrique du Nord. Au-delà des qualités des candidates, ce scrutin reflétera les équilibres géopolitiques au sein du continent. Les alliances régionales et les positions stratégiques des États membres seront déterminantes pour désigner le ou la prochaine vice-présidente de la Commission. Cette compétition algéro-marocaine illustre une fois de plus l’importance croissante des institutions panafricaines et la lutte d’influence entre les deux puissances du Maghreb pour y jouer un rôle de premier plan.

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