Le Ghana a officiellement demandé, dans la troisième revue du Programme de croissance économique post-COVID-19 (PC-PEG), à ce que le Fonds monétaire international (FMI) apporte des ajustements à son programme de Facilité élargie de crédit (FEC).
Les critères de performance clés et les objectifs indicatifs pour la période se terminant en juin 2025, sont des éléments sur lesquels la troisième économie de la CEDEAO a souhaité des modifications. « Les modifications reflètent les évolutions macroéconomiques, notamment l’augmentation du PIB nominal et des paiements liés à la dette, tout en préservant l’intégrité du programme », ont souligné les cosignataires de cette demande, Le ministre des Finances, Dr Mohammed Amin Adam et le gouverneur de la Banque du Ghana, Dr Ernest Addison.
Le ministre des Finances, Dr Mohammed Amin Adam, note cependant que les résultats globaux obtenus dans le cadre du programme du FMI ont été jugés satisfaisants, malgré les difficultés. « Les taux d’inflation ont diminué plus rapidement que prévu, restant dans la fourchette inférieure du MPCC. Cela a permis à la BoG d’abaisser son taux directeur de 300 points de base en 2024 », a indiqué le gouverneur de la Banque du Ghana, Dr Ernest Addison.
L’Etat ghanéen indique qu’il a réussi à réduire considérablement le déficit budgétaire, ramenant le solde budgétaire primaire d’un déficit de 4,3 % du PIB en 2022 à 0,3 % en 2023. Un excédent de 0,5 % est prévu pour 2024.
