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AD 2024: Une deuxième journée axée sur les défis et perspectives du Sud Global à l’ère du multilatéralisme

La 13ème édition des Atlantic Dialogues a poursuivi sa deuxième journée d’activités ce vendredi 13 décembre, marquée par des discussions autour du rôle du Sud Global dans la gouvernance mondiale. Les échanges ont reuni diplomates, experts et intellectuels qui se sont tour à tour penché sur l’avenir du multilateralisme. L’économiste Jacques Attali aura axé son…

La 13ème édition des Atlantic Dialogues a poursuivi sa deuxième journée d’activités ce vendredi 13 décembre, marquée par des discussions autour du rôle du Sud Global dans la gouvernance mondiale. Les échanges ont reuni diplomates, experts et intellectuels qui se sont tour à tour penché sur l’avenir du multilateralisme.

L’économiste Jacques Attali aura axé son intervention sur le fait que le Sud n’est pas un bloc homogène et que l’influence de la Chine et de la Russie en Afrique ne doit pas être interprétée comme représentant l’ensemble des intérêts du Sud Global. Cela suggère une pluralité d’opinions et de visions au sein des pays du Sud, qui doivent être prises en compte dans les discussions géopolitiques mondiales.

Pour M. Attali, la distinction traditionnelle entre le Nord et le Sud, qui était souvent basée sur des critères géographiques et économiques, n’est plus pertinente dans le contexte actuel, appelant plutôt à une distinction entre les démocraties, les dictatures et les zones de transition.

Pour sa part, le Représentant permanant du Maroc au Nations Unies, Omar Hilale, a insisté sur le potentiel politique du Sud lorsqu’il est uni, avec des réformes nécessaires telles que l’expansion du Conseil de sécurité de l’ONU pour une meilleure représentation.

« Le Sud représente près de 85% de la population mondiale et 50% du PIB mondial. Pourtant, les inégalités persistent, non seulement entre le Nord et le Sud, mais aussi au sein même du Sud », a-t-il ajouté.

L’autre plénière de la journée s’est concentrée sur la responsabilité climatique, les pays industrialisés étant confrontés à une « dette carbone » en raison de leurs émissions historiques, tandis que les pays en développement détiennent des « crédits carbone » pour leurs contributions minimales.

L’économiste bissau-guinéen Carlos Lopes a souligné la nécessité de développer des mécanismes pour transférer des ressources des pays à fortes émissions vers les plus touchés. Une proposition qui se base sur l’idée d’une justice climatique, où les pays développés devraient soutenir les pays en développement qui souffrent disproportionnellement des conséquences du réchauffement climatique, malgré leur faible contribution aux émissions mondiales.

Dans son intervention, Dominique Strauss-Kahn a exprimé des doutes sur la possibilité de réaliser une transition énergétique sans une crise, remettant en cause les promesses des gouvernements et institutions internationales qui devraient se conjuguer en actions concrètes.

Pour rappel, cette rencontre de réflexion se tient au siège du Policy Center for the New South (PCNS), situé sur le Campus de l’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P) à Rabat, et marque une décennie d’apports intellectuels de ce think tank à la réflexion stratégique mondiale.

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