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Sénégal : amélioration du climat des affaires  

En octobre 2024, le climat des affaires au Sénégal s’est amélioré de 1 point en rythme mensuel, selon l’enquête mensuelle d’opinion sur la conjoncture réalisée par la Direction de la Prévision et des Etudes Economiques (DPEE) auprès des chefs d’entreprise. Selon cette structure basée à Dakar, l’indicateur synthétique de ce climat des affaires, calculé sur…

En octobre 2024, le climat des affaires au Sénégal s’est amélioré de 1 point en rythme mensuel, selon l’enquête mensuelle d’opinion sur la conjoncture réalisée par la Direction de la Prévision et des Etudes Economiques (DPEE) auprès des chefs d’entreprise.

Selon cette structure basée à Dakar, l’indicateur synthétique de ce climat des affaires, calculé sur la base des soldes d’opinion des chefs d’entreprise, s’est établi à 100,6 contre 99,6 au mois de septembre 2024. <<Cette situation résulte particulièrement de l’optimisme des commerçants et, dans une moindre mesure, des prestataires de services>>, souligné la DPEE. Sur un an, le climat des affaires s’est également bonifié +0,5 point, en octobre 2024.

Dans l’industrie, les contraintes à l’activité relevées par les industriels sont la demande (36%), la concurrence (33%), le recouvrement difficile des créances (28%), l’approvisionnement difficile en matières premières (19%) et la fiscalité (8%). D’après la DPEE, sur un rythme mensuel, le climat des affaires de ce sous- secteur s’est dégradé de 0,4 point, en relation avec le pessimisme des industriels vis-à-vis de la production, des commandes et des stocks de produits finis.

Pour ce qui est du sous-secteur des bâtiments et travaux publics (BTP), les obstacles soulevés par la majorité des entrepreneurs sont le recouvrement difficile des créances (83%), la fiscalité (67%), l’insuffisance de la demande (50%), l’accès difficile au foncier (33%), la concurrence supposée déloyale (33%), le coût des intrants (33%) et la vétusté des équipements (17%). <<Ainsi, souligne la DPEE, le climat des affaires du sous-secteur a reculé de 1,9 point, traduisant le pessimisme des entrepreneurs par rapport à l’évolution des commandes publiques et privées reçues.>>

Au titre des services, la plupart des prestataires a énuméré comme principales contraintes : la demande (42%), la fiscalité (33%), le recouvrement des créances (33%), la concurrence (33%) et la corruption et fraude (17%). En variation mensuelle, l’indicateur du climat des affaires de ce sous-secteur a légèrement progressé de 0,2 point, à la faveur de l’optimisme des prestataires sur le chiffre d’affaires réalisé, les commandes perçues et les perspectives de commandes.

S’agissant du commerce, les contraintes du sous-secteur, selon les négociants interrogés par la DPEE, ont été le recouvrement difficile des créances (70%), la concurrence jugée déloyale (50%), la fiscalité (30%), l’insuffisance de la demande (30%), l’accès au crédit (20%) et les difficultés d’approvisionnement de marchandises (20%).Toutefois, le climat des affaires de ce sous- secteur s’est amélioré 6,1 points, en variation mensuelle, reflétant l’orientation favorable des opinions des commerçants par rapport au chiffre d’affaires, aux commandes et aux perspectives des stocks de produits finis.

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