La Banque mondiale a publié, le 3 décembre 2024, son rapport 2024 sur la situation de la dette internationale. En compilant les données recueillies au terme de l’exercice 2023, l’institution a effectué son classement des pays en développement les plus endettés. Ceci en se basant essentiellement sur le ratio Dette sur le Revenu national brut (Dette/RNB).
En Afrique subsaharienne, le Sénégal et la Côte d’Ivoire, deux pays de l’Union Économique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA), figurent parmi les pays les plus endettés en Afrique.
Le pays de la téranga détient un stock de la dette estimée à 40 milliards USD à fin décembre 2023, soit 133% de son revenu national brut (RNB), devenant ainsi le pays le plus endetté en Afrique. Par sa part, la Côte d’ivoire détient une ardoise de 36,5 milliards USD (environ 48% de son RNB) , se positionnant également parmi les pays les plus endettés en Afrique . Elle devance des pays comme le Cameroun avec un endettement de 33% du RNB (15, 3 milliards USD)
Le Djibouti, le Rwanda, le Burkina Faso, s’écroulent également sous le poids de la dette avec respectivement, 86% de son RNB, 82% de son RNB, 53% de son RNB.
En outre, l’Algérie est le pays le moins endetté du continent (3% de son RNB). Il est suivi par le Botswana avec un ratio dette/RNB de 11% et la République démocratique du Congo (RDC) avec 17% (11 milliards USD), dont un tiers détenu par la Chine.
Un montant « record » de 1400 milliards USD pour le service de la dette
Au terme de l’exercice 2023, les pays en développement ont payé un montant « record » de 1400 milliards USD pour le service de leur dette extérieure, dues aux taux d’intérêt très élevés, selon la Banque mondiale.
Les paiements d’intérêts, souligne-t-elle, ont augmenté de près d’un tiers et se sont élevés à 406 milliards USD. Ce qui a entrainé des conséquences néfastes sur l’allocation budgétaire dans de nombreux pays, les budgets pouvant être alloués à des domaines critiques tels que la santé, l’éducation et l’environnement. Les données révèlent également que les pays les ‘’plus pauvres et vulnérables ‘’ ont débloqué un montant record d’environ 96 milliards USD au cours de la période considérée pour le service de leur dette extérieure.




