En 2025, le gouvernement tchadien table sur des recettes prévisionnelles de 2.420,8 milliards de FCFA (3,9 milliards USD). En hausse de 404,7 milliards de FCFA (environ 639 millions USD), soit 20%, par rapport aux prévisions de l’exercice 2024 au cours duquel l’Etat attend 2.016,1 milliards de FCFA (près de 3,2 milliards USD). C’est ce que renseigne le projet de loi de Finances 2025 présenté par le ministre des Finances, du Budget et des Comptes publics, Tahir Hamid Nguilin, au cours d’un conseil des ministres présidé le 19 novembre 2024 à Ndjamena par le Premier ministre tchadien, Allah-Maye Halina. Ce, en attendant son approbation au Conseil national de transition, le parlement provisoire.
A la lecture de ce document, l’on apprend qu’en termes de prévisions, le gouvernement attend de la Direction générale des impôts (DGI) la mobilisation de 520,1 milliards de FCFA (821 millions USD). Au cours de l’exercice budgétaire 2025, la Direction générale des douanes et droits indirects (DGDDI) devra mobiliser 239 milliards de FCFA (377,3 millions USD) tandis que la Direction générale des domaines (DGD) devra produire 40,2 milliards de FCFA (63,5 millions USD). Enfin, la Direction générale du trésor et de la comptabilité publique a reçu mission de collecter 218,9 milliards de FCFA (345,5 millions USD) alors que le secteur pétrolier devra générer 951,8 milliards de FCFA (1,44 milliard USD).
Dépenses en hausse de 18,5%
Le projet de loi des finances 2025 du Tchad indique que l’Etat prévoit dépenser au total 2.323,8 milliards de FCFA (3,7 milliards USD) contre 1.961,3 milliards de FCFA (3,1 milliards USD) en 2024. Soit une hausse d’environ 18,5% et de 362,5 milliards de FCFA (572,2 millions USD) en valeur absolue. Dans le détail, le gouvernement tchadien entend supporter 148,6 milliards de FCFA (près de 235 millions USD) au titre de la dette, 680,4 milliards de FCFA (1,07 milliard USD) pour ce qui est des dépenses du personnel, 220,1 milliards de FCFA (347,4 millions USD) pour les biens et services, 297,2 milliards de FCFA (469 millions USD) pour couvrir les dépenses liées aux transferts et subventions, tandis que les investissements vont lui coûter 440 milliards de FCFA (694,5 millions USD).
Croissance positive
Selon les autorités tchadiennes, la loi de finances 2025 sera exécutée dans « un climat national apaisé ». Marqué par une croissance du Produit intérieur brut (PIB) estimé à 5,4%, tirée par la hausse des activités non pétrolières (5,7%) et pétrolières (4,5%) ; une inflation contenue à 3% et un faible niveau endettement, soit 32% du PIB.
En 2025, apprend-on, le Tchad va connaître une croissance positive dans tous les secteurs d’activités. Pour ce qui est du secteur primaire, il sera en hausse de 4,4%, essentiellement tiré par la production minière 15% et une production pétrolière quasi-stable. Au cours de la période sous revue, les cultures de rente vont atteindre une croissance de 6,6% attribuée essentiellement au coton dont le niveau de production est fixé à 150.000 tonnes.Le secteur secondaire sera en hausse de 6,6% tiré par les travaux de construction (25%) et la production de coton fibre estimée à 10,3%.
la même tendance haussière (6,6%) sera observée dans le secteur tertiaire. Une performance attribuée aux services des entreprises (15,3%), de communication (10%) et l’hôtellerie et la restauration (10%).
